Blog de l'Agence Vecteur d'Image

Réputation Globale : Relations Presse et eReputation

Petit Abrégé N°1: le Community Manager

Publié par Alexandra ANDRE le 25 janvier 2012

Combien de visages peut avoir un CM? Où en est-il aujourd’hui dans sa relation avec la marque, l’internaute et consorts? Petite synthèse fast et drôlement intelligente réalisée par DHÖO. Vu sur INfluencia

Personnellement je trouve cela très sympa ! A voir ici

Publié dans Billet d'humeur, Uncategorized | Laisser un Commentaire »

La dictature du fail

Publié par Camille Gras le 17 janvier 2012

Concentrez-vous : qu’avez-vous retenu de l’actualité du web ces dernières semaines ? L’homme nu sur les photos de La Redoute ? Les messages d’Emmanuelle Bertaudière, employée chez Free, sur les pages Facebook de Bouygues et SFR ?

Et bien, moi aussi, et cela m’agace un peu. L’erreur est humaine, paraît-il, mais c’est désormais celui qui la soulignera le premier qui bénéficie du buzz. Et c’est ainsi qu’on en vient à lire une énième analyse d’un fail, des mèmes et plaisanteries plus ou moins réussis jusqu’à ce que le hashtag dédié devienne un trending topic sur Twitter, et que la surenchère fait rage, jusqu’au prochain “bad buzz”. C’est à se demander si, pour faire parler de soi ou de sa marque, il ne faut pas se saborder volontairement sur internet, à la manière de Charlie Sheen.

Parce que certains gourous du webmarketing se sont autoproclamés experts, tout professionnel du marketing est désormais privé du droit à l’erreur (ou tout simplement à l’ignorance !) dont bénéficie n’importe quelle autre profession. En marketing comme en politique, où les lapsus et déclarations maladroites des candidats sont repris par l’opposition, chaque négligence est épinglée par les pairs et pérennisée par la magie Google, dans un cercle vicieux où les communicants, blogueurs et journalistes sont à la fois les victimes et les bourreaux.

Je m’efforce de me souvenir du temps où l’on parlait d’opérations à succès, de bonnes pratiques à suivre en exemple, d’idées innovantes. Est-ce moi qui focalise sur le négatif, ou la valorisation disparaît-elle effectivement sous les constats d’échec ?

Je propose qu’on inverse la tendance. Cessons de pointer du doigt les échecs, et remettons au goût du jour la créativité !

Publié dans Billet d'humeur, eReputation | Tagué: , | 2 Commentaires »

Six cents journalistes de moins en France en 2011

Publié par Alexandra ANDRE le 13 janvier 2012

Pour la deuxième année consécutive, le nombre de cartes de presse délivrées a reculé en 2011, à 36 815, selon la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. Cela représente 600 cartes de moins qu’en 2010, soit une baisse de 1,6%. En deux ans, ce sont  donc plus de 1 000 journalistes possesseurs de la carte de presse qui ont disparu du paysage français. Dans le détail, les premières demandes sont stables, à 1 854, tandis que les renouvellements ont reculé, à 34 961. Les journalistes rémunérés à la pige représentaient l’an dernier 20,6% des cartes délivrées (7 603). Alors que cette année, la grande majorité de ces nouveaux détenteurs de la carte de presse travaille à la pige : 49,5%. Autre enseignement, la profession continue de se féminiser, avec 45,3% de femmes (16 708 cartes de presse), contre 44,8% l’an dernier.

La profession de journaliste est de plus en plus en recul et surtout précaire pour les jeunes journalistes tout juste diplômés. Ce métier ne devrait plus continuer à faire rêver trop longtemps au vue des mutations qu’il connaît avec l’avènement d’Internet et la crise considérable que connaissent les médias depuis quelques temps.

Evolution du nombre de cartes accordées et répartition hommes/ femmes

A lire ce billet que j’avais trouvé très bien “Y a t’il trop de journalistes en France ?

Publié dans Actualité Media, Relations Presse | Tagué: , | Laisser un Commentaire »

Faux avis consommateurs – Point de vue de l’agence

Publié par Alexandra ANDRE le 11 janvier 2012

Le 2 janvier 2012, la DGCCRF a annoncé que la justice serait saisie contre 8 acteurs du web ayant publié des faux avis de consommateurs ou ayant censuré des avis négatifs. Sont mis en cause des éditeurs de sites web mais aussi une agence de e-réputation.

Ce n’est pas la première fois que la problématique des faux avis de consommateurs est dans la tourmente. Rappelez-vous, en octobre dernier, le Tribunal de Commerce de Paris avait ainsi condamné les sites de réservation Expedia, TripAdvisor et Hotels.com à plus de 430000 € au titre de l’indemnisation du préjudice qu’ils avaient fait subir à des prestataires en adoptant des pratiques commerciales trompeuses.

Aujourd’hui, les avis de consommateurs sont ainsi devenus un vrai enjeu aussi bien pour le e-commerce que pour l’ensemble des entreprises B2C. Parce que l’influence des avis de consommateurs a des conséquences directes sur l’acte d’achat en magasin, certaines marques et certaines agences prennent des mesures “désespérées” pour rétablir leur réputation ou celle de leurs produits.

A ce titre, l’AFNOR annonçait, la mise en place d’ici fin 2012 d’une norme qui devrait permettre de vérifier l’authenticité des avis postés sur les sites marchands. La France sera ainsi le premier pays d’Europe à disposer d’une telle norme. Celle-ci devra définir les pratiques garantissant la fiabilité des « avis des consommateurs » et permettre de mieux identifier les auteurs des messages. C’est en croisant les avis laissés par un même internaute que l’Afnor espère vérifier leur pertinence. Les commentaires seront encadrés afin d’éviter que les sites marchands ne censurent ceux qui sont négatifs.

Le projet sera soumis à enquête publique mi-2012 par le biais d’Internet, de sorte que chaque consommateur pourra donner son avis sur le projet.. Les sites d’e-commerce seraient libres de l’adopter, ou non.

L’agence Vecteur d’Image,experte en stratégie d’influence, en accord avec l’agence française de normalisation, analyse le sujet et propose des solutions.

Vecteur d’Image, qui intervient régulièrement au nom de marques pour engager la conversation avec des consommateurs satisfaits ou insatisfaits, dénonce les faux avis de consommateurs et propose une alternative : les marques doivent adopter une autre approche reposant sur les valeurs du web :

  • La transparence
  • L’écoute
  • L’ échange

Si les marques décident d’appliquer ces valeurs fondamentales du web 2.0, et s’affichent ouvertement pour engager la conversation et aider l’internaute, elles sont totalement dépendantes du bon vouloir des modérateurs ou du webmaster. Or, nombreux sont ceux qui refusent les marques sous prétexte qu’elles cherchent à faire leur publicité ou qu’elles n’ont tout bonnement pas leur place sur le forum. Cette situation est questionnante. Quelle marge de manœuvre reste-t-il aux marques qui veulent agir en toute transparence et engager le dialogue avec l’internaute ? Se concentrer sur leur page Facebook et laisser des clients insatisfaits sur d’autres espaces ? Ou bien faut-il qu’elles créent des faux comptes pour publier des faux avis positifs ? Le système est actuellement très pernicieux et punit les bons joueurs, ceux qui veulent respecter les règles.

Aujourd’hui, il est nécessaire de reconstruire la relation entre les marques et les modérateurs ou les webmasters. Les marques doivent bien évidemment montrer leur bonne volonté. La création d’une charte ou d’un statut spécifique pour les marques sur le blog, comme c’est le cas sur lesarnaques.com, sont des éléments de réponse probants. Ils permettent d’identifier clairement la marque mais aussi de définir la nature de la relation et de mettre des limites à son intervention (pas de publicité, conditions de publication, etc.).

Retrouvez un dossier paru dans Le Parisien/ Aujourd’hui en France sur les avis consommateurs. Vecteur d’Image y intervient en tant qu’expert du sujet.

Publié dans Actualité Vecteur d'Image, Billet d'humeur, eReputation | Laisser un Commentaire »

Twitter entre outil conversationnel et flux RSS

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 9 janvier 2012

Dans son livre intitulé L’Effet Whuffie, publié en Amérique du Nord en 2009, Tara Hunt posait Twitter comme un outil conversationnel extraordinaire entre les individus mais également entre les marques et les consommateurs. Or, en novembre 2011, une étude du Pew’s Research Center a analysé les contenus de tweets de 13 des plus importantes sources d’information US mais aussi de journalistes indépendants. Il en est ressorti que 93% des tweets contenaient des liens pointant vers le site appartenant à l’émetteur du message contre seulement 6% de tweets ne contenant pas de liens et, donc, étant plus conversationnels.

Ce résultat illustre donc une utilisation de Twitter aux antipodes de ce que pouvait envisager et promouvoir Tara Hunt il y a encore deux ans.

Cet état de fait semble être généralisé. Il suffit de jeter un oeil aux comptes de marques mais aussi à de nombreux comptes d’utilisateurs individuels. L’aspect social et conversationnel de Twitter n’est pas entré dans les moeurs ou, à tout le moins, est limité à des retweets (RT), des remerciements de RT, etc.

En ce qui concerne les marques, il y a clairement un manque de lien social avec les followers.

Certes, le compte twitter d’Aéroports de Paris peut-être cité en exemple. Nous avons rapidement analysé son taux d’engagement de la conversation. Sur 15 jours, entre le 22 novembre et le 4 décembre 2011, 25,80% des 62 tweets publiés répondaient à des Twittos, les interpellaient ou les retweetaient. Ce résultat est égal au taux de tweets ne traitant pas directement d’ADP mais d’informations diverses (actualité de compagnies, trafic sur l’A6B, etc.). Et finalement le taux de tweets ayant pour sujet l’actualité d’ADP (ouverture de magasins, grèves, ateliers et activités) n’est que de 48,40%. Malheureusement, cette stratégie conversationnelle d’ADP fait figure d’exception. Comme le rappelait Claude Monnier, lors d’un petit-déjeuner sur les réseaux sociaux et le recrutement 2.0, Twitter est souvent utilisé par les marques comme des flux RSS “sociaux” où on pousse de l’information uniquement liée à l’entreprise qu’on veut publiciser, en espérant qu’elle soit retweetée.

Mais concrètement, est-ce que Twitter est un espace de conversation ?

Pas facile d’engager la conversation quand il est difficile d’être vu par ses cibles et ses clients. Or, c’est un des principaux problèmes de Twitter : l’information y est hautement périssable. Sa durée de vie est très limitée et elle a une fâcheuse tendance à se perdre dans le flux de tweets et de publication des autres Twittos.

Il faut aussi se demander si la cible, à tout le moins les clients, de la marque sont présents sur ce réseau social. Or, les dernières statistiques illustrent bien que, même si Twitter croît en France, il n’est pas encore un acteur majeur. Selon Médiamétrie, en septembre 2011, Twitter se plaçait à la 11ème place des médias sociaux et blogs les plus consultés en France. De plus, en décembre 2011, le site de microblogging ne compte que 3.6 millions d’utilisateurs en France, soit un taux de pénétration de 6% contre 38% pour Facebook.

Un autre élément qu’il faut prendre en compte est la volonté d’engagement des Twittos avec les marques. Selon une récente étude TNS-Sofres, 59% des Français ne souhaitent pas s’engager avec les marques sur les médias sociaux. Difficile d’échanger, de converser si les cibles ne sont déjà pas intéressées par le conversationnel.

N’oublions pas également que la limite des 140 caractères peut vite devenir un obstacle lorsqu’on veut discuter. Il faut être succinct, bref, alors que l’engagement de la conversation peut demander plus qu’une poignée de caractères.

Quant aux nouvelles pages Twitter pour les entreprises, elles augmentent la visibilité de la marque, lui permettent de mettre l’accent sur un tweet en particulier mais elles n’apportent aucune amélioration en matière de conversation.

Dans ces conditions, faire du pushing d’information reste le plus simple pour les marques présentes sur Twitter.

Cela ne veut clairement pas dire qu’il est déconseillé d’aller sur Twitter, ou qu’y être présent n’a aucun intérêt. Disons qu’il faut envisager la présence d’une marque sur le site de microblogging en prenant en compte ces éléments et évaluer la pertinence de se positionner sur ce média social. Il est dés lors important de bien cibler les raisons pour lesquelles elle souhaite être présente sur Twitter : occuper l’espace, diffuser de l’information, rajeunir ou moderniser son image, etc..

Mais si elle ne souhaite pas engager la conversation, la marque doit tout de même être prête à répondre à des interpellations de Twittos, à réagir en cas de crise ou de bad buzz. Une question ou une remarque d’un utilisateur de Twitter qui resterait sans réponse, sans réaction pourrait avoir des conséquences négatives sur l’image de la marque. Alors si Twitter ne s’impose pas comme un outil conversationnel, la conversation ne peut pas être évacuée. Elle reste présente et doit être incluse dans toute réflexion stratégique.

Publié dans Actualité Web, eReputation | Tagué: , | Laisser un Commentaire »

Vecteur d’Image dans le magazine Faire Savoir Faire

Publié par Alexandra ANDRE le 5 janvier 2012

L’étude réalisée par Vecteur d’Image sur la relation Marque/ Bloggeurs/ Agence, relayée dans le Faire Savoir Faire de ce mois-ci

Publié dans Actualité Vecteur d'Image | Laisser un Commentaire »

Dossier sur les avis consommateurs paru dans le Parisen/ Aujourd’hui en France avec Vecteur d’Image en point de vue d’expert

Publié par Francis Lelong le 29 décembre 2011

Retrouvez le Point de vue d’expert de Vecteur d’Image en page 5







Publié dans Actualité Vecteur d'Image, eReputation | Laisser un Commentaire »

Les marques subissent-elles le diktat des avis consommateurs ?

Publié par Alexandra ANDRE le 28 décembre 2011

Le consommateur a-t-il réellement pris le pouvoir ? Génère-t-il des réaction “consommateur centric” ?
Anthony Grolleau-Fricard, Responsable de notre département e-réputation, répond aux questions de http://www.marketing-professionnel.fr.

L’extrémisme des expressions des consommateurs n’est-elle pas le résultat de l’ouverture permise par le web ?

Il est évident que la liberté et la facilité de publication permises par le web offrent toute latitude à des débordements, à des avis qui tiennent souvent plus du défoulement que du commentaire réfléchis, construits et donc sérieux. L’immédiateté, l’accessibilité du web jouent également un rôle et favorisent des prises de position sur l’instant, toutes chargées d’émotion, de frustration.

D’ailleurs, lorsqu’on cherche à engager le dialogue avec un client mécontent qui s’est plaint sur le web, nous constatons que nombre d’entre eux ne répondent pas. Ils ne cherchent pas à résoudre leur problème, ils ont juste manifesté leur mécontentement à un moment précis. Le web est donc dans bien des cas devenu une soupape permettant au consommateur connecté de lâcher la pression.

Mais attention, tous les commentaires ne sont pas “extrémistes” et, si les marques savent écouter, ils peuvent être de vrais apports pour améliorer leurs produits et leurs services.

Comment les marques et les sites d’accueil des avis consommateurs peuvent-ils s’affranchir de l’extrémisme des avis des consommateurs ?

Pour les marques, le meilleur moyen de s’affranchir est de prendre la parole, d’engager la conversation et donc de montrer qu’elle est intéressée par les avis de ses clients, qu’ils soient positifs ou négatifs.
Encadrer un contenu négatif d’un contenu positif publié par la marque, faisant preuve d’empathie, d’écoute, permet de transformer du négatif en positif et donc de ne pas être dépendant ou victime des avis de consommateurs.

Du côté des sites d’avis de consommateurs et des forums, leur relation vis-à-vis des commentaires extrêmes n’est pas forcément bonne. Ces commentaires sont d’une qualité moindre car passionnés, peu réfléchis et donc moins réalistes par rapport aux marques attaquées. Les modérateurs préfèrent des avis argumentés, que ce soient positifs ou négatifs, qui apportent une vraie valeur ajoutée au commentaire et au site.

Pour les sites d’avis et les forums, il y a plusieurs moyens d’action. Ciao.fr, par exemple, a opté pour la notation des commentaires par la communauté des internautes. Ainsi, les internautes qui ont déjà publié et dont les commentaires ont été reconnus par leurs pairs, peuvent juger si un avis est intéressant ou pas. Dans une certaine mesure, cette mécanique pondère les avis extrêmes.

D’autres forums, comme lesarnaques.com ou quechoisir.org, identifient clairement les marques. Leur stratégie consiste à laisser la parole aux marques en toute transparence. Cela permet de trouver des solutions aux vrais avis et d’identifier les avis qui ne sont que frustration et défoulement.

Quels sont les principaux critères de modération des commentaires et avis consommateurs si la charte de publication est respectée ?

Force est de constater que les marques sont souvent les premières victimes de la modération même si elles respectent clairement les règles et les chartes. Il existe chez beaucoup de modérateurs une méfiance à l’égard de celles-ci. Ils pensent qu’une marque fera systématiquement du commercial même si elle ne publie pas de lien, si elle ne place pas un produit et si elle fait uniquement de l’engagement de la conversation ou tente de résoudre les problèmes de ses clients.

En ce qui concerne les consommateurs, les modérateurs interviennent peu. Si l’avis est purement négatif, attaque la marque, n’est pas constructif ou est peu développé, il est rarement modéré. Les seuls cas où les modérateurs interviennent sont des situations où les marques prouvent qu’il y a diffamation ou volonté de nuire.

Quoi qu’il en soit, cette situation crée un véritable déséquilibre entre les marques et le consommateurs.

Dans ces moyens de modération, quelle place devrait-on accorder à la formation des modérateurs ?

Au vu des travers actuels, il est nécessaire de sensibiliser les modérateurs. Ceux-ci doivent comprendre que les marques qui entrent en conversation ne cherchent pas forcément à placer du commercial, mais bien à échanger sur leurs produits et à soutenir des clients en difficulté. Il faut que les modérateurs puissent identifier rapidement les marques qui sont sincères dans leur démarche et celles qui ne le sont pas.
Les modérateurs doivent également comprendre que les réponses des marques à des clients qui sont insatisfaits apportent une plus-value à leur espace. Ils ne sont pas juste espace d’expression de la frustration mais espace de résolution, qui fidélisera les internautes. Donc oui, il faut former et informer les modérateurs.

Sur les sites d’avis de consommateurs, comment les marques peuvent-elles communiquer sur le mode de « filtrage » des avis dont elles sont l’objet ?

Les forums et sites d’avis sont des espaces d’échanges et de communication. Quand une marque intervient sur un forum, il est important de communiquer, d’échanger avec les modérateurs, de se présenter, d’établir un lien et surtout de bien expliquer les raisons de la présence. Pourquoi s’inscrit-on sur ce forum et que veut-on y faire ? La transparence de la part de la marque est essentielle.

Il faut interroger le modérateur sur le fonctionnement du forum pour les marques. Chaque espace a sa culture de fonctionnement, sa communauté, ses codes. L’échange avec le modérateur permet de comprendre au mieux comment la marque peut s’insérer dans ce microcosme.

Dans le cadre des discussions avec le modérateur, il faut être force de proposition et ne pas hésiter à lui suggérer de s’entendre ensemble sur un code d’utilisation du forum spécifique aux besoins de la marque et aux attentes du modérateur. Clarifier la relation, s’entendre sur les interventions de la marque et y mettre des limites posent des bases de collaboration saines.

Les forums, sites d’avis conso&co, doivent commencer à réfléchir sérieusement à la mise en place d’une charte des marques sur leurs espaces de dialogue.

Et sur les réseaux sociaux en général ?

Sur les réseaux sociaux, l’esprit doit rester le même. Une marque qui intervient pour engager la conversation avec des clients satisfaits ou pas se doit au préalable d’établir la discussion avec les responsables des pages/groupes où des internautes sont susceptibles d’intervenir. Même s’il est plus facile d’agir sur une page Facebook que sur un forum où il faut s’enregistrer, il ne faut pas céder à la facilité. Au contraire, l’établissement du dialogue avec les administrateurs ne peut qu’être positif pour la marque.

Le filtrage des avis n’impacte-t-il pas la surveillance des verbatims et des attentes clients ?

A part dans des cas de diffamation, l’objectif de la marque n’est pas de faire disparaître des commentaires. Non, son objectif est clairement d’engager la conversation, de comprendre la raison pour laquelle un consommateur a publié son avis et d’établir une relation de confiance. Pour la marque, cette relation permet d’améliorer ses services et ses produits et d’éviter d’avoir à terme des clients mécontents.

Maintenant, la pertinence de certains commentaires disant seulement « n’allez pas dans ce magasin », ou « n’achetez pas ce produit » est très faible. Face à un commentaire de ce genre, la marque doit faire de la maïeutique : elle doit aider l’internaute à accoucher de son idée, à expliciter son vécu, à argumenter afin de pouvoir non seulement réagir (parfois réfuter des informations fausses) mais aussi apporter des solutions.
Donc, du point de vue de la marque, il n’y a pas d’ambition à édulcorer les verbatims, mais bien de qualifier au mieux les commentaires pour les comprendre et apporter un élément de réponses à son client.
Attention une marque ne doit pas être intrusive et avoir un discours commercial sur les espaces conversationnels, elle doit être là pour aider un consommateur ou faire de la pédagogie.

Retrouvez également l’intégralité de l’interview sur http://www.marketing-professionnel.fr - Un article de la rubrique Paroles d’experts.

Publié dans Actualité Vecteur d'Image | Tagué: | Laisser un Commentaire »

L’étude Marques/ Bloggeurs réalisée par l’agence est reprise dans le Marketing Direct de Janvier

Publié par Alexandra ANDRE le 26 décembre 2011

2011-12-26~1920@MARKETING_DIRECT

Publié dans Actualité Vecteur d'Image | Laisser un Commentaire »

Copie privée : changeons le système sans spolier les ayants droits ni la culture !

Publié par Alexandra ANDRE le 23 décembre 2011

TRIBUNE

par Patrick Jacquemin, co-fondateur et administrateur de RueDuCommerce, membre de la Commission copie privée en tant que représentant de la FEVAD

La loi relative à la rémunération pour copie privée, promulguée au Journal officiel le 21 décembre, perpétue de manière incompréhensible le système français, alors qu’il est contesté de toutes parts depuis dix ans. Des solutions consensuelles sont pourtant accessibles afin de satisfaire toutes les parties, mais la surdité et le lobby puissant des sociétés de perception empêchent toute discussion. Analyse d’un système qui ne demande qu’à renaître sous de bons auspices.

Les ayants droits, c’est-à-dire les auteurs, les éditeurs, les artistes et les producteurs voient leurs œuvres copiées sur les supports numériques que nous utilisons de manière plus intensive chaque jour.
Cela génère aux ayants droits un manque à gagner important qu’il est légitime decompenser. Depuis 1985 la rémunération pour copie privée (RCP) a été créée en France dans ce but. Son principe est reconnu dans beaucoup de pays européens et fait l’objet d’une directive promulguée en 2001.

Concrètement, pour compenser à destination des ayants droits le préjudice de copie, la RCP “taxe” les produits permettant de copier. En 1985, les cassettes audio et vidéo étaient assujetties. Dès le début de l’ère numérique, les produits digitaux furent concernés : en 2001, les CD et DVD vierges ; dès 2006, les disques durs externes, les clés USB, les cartes mémoires, les lecteurs numériques de salon, puis les téléphones mobiles, et enfin en 2011, les tablettes multimédia, lesbox internet munies de disques durs et les disques durs intégrés à un système de navigation dans les voitures. Les taux de rémunérations varient selon les types de produits et la capacité de stockage.

Les niveaux de RCP français sont en moyenne quatre fois plus élevés que ceux de nos voisins européens, avec parfois de grandes disparités : par exemple un CD vierges est 12 fois plus taxé qu’en Allemagne et un baladeur audio est 15 fois plus assujetti qu’en Belgique. Ainsi en France, le taux de RCP sur un DVD vierge est par exemple d’environ 800 % (c’est-à-dire 8 fois le prix de revient). Il est d’environ 350 % sur un CD vierge et de 40 % sur un disque dur externe.

UN “MARCHÉ GRIS” IMPORTANT

Ces taux très élevés augmentent significativement le prix de vente des produits, si bien qu’un grand nombre de consommateurs français achète ces produits dans d’autres pays de l’Union.

La fuite de ces achats, dénommée “marché gris”, crée des incidences économiques fortes. En effet, le marché des produits de stockage numérique est proche d’un milliard d’euros en France. L’impact du marché gris étant, selon une étude européenne réalisée en 2006 par l’Association européenne des technologies de l’information et de l’électronique grand public (Eicta), parfois supérieur à 50 %, cela signifie que l’évasion de chiffre d’affaires se mesure en centaines de millions d’euros chaque année au détriment de la France.

En 2010, la RCP a rapporté 189 millions d’euros. Le préjudice de chiffre d’affaires est donc plusieurs fois supérieur à ce que rapporte la copie privée. Tout le monde est affecté par cette évasion économique : les fabricants, les distributeurs, l’Etat, les ayants droits et naturellement le consommateur français qui est incité à acheterà l’étranger.

Une compensation de cette nature ne peut asseoir sa légitimité à long terme que si elle est raisonnable et équilibrée. Ceci vaut d’autant plus dans une économie ouverte, transfrontalière où, à l’heure du e-commerce, les consommateurs peuvent s’approvisionner à frais de ports quasiment égaux à ceux de la France, dans n’importe quel pays de l’Union.

C’est la Commission copie privée qui est en France chargée de définir les barèmes de taxation. Majoritairement représentée par les ayants droit, elle se refuse depuis plusieurs années à harmoniser ses barèmes à la moyenne des autres pays européens, craignant dès lors une baisse des recouvrements. Pourtant cette harmonisation est une règle que prône la directive européenne.

Face à cette position fermée de la Commission, le Conseil d’Etat a par trois fois annulé ses décisions ces dernières années et un Tribunal de grande instance vient de prononcer une condamnation. Le reproche du système pourrait s’arrêter à cette importante distorsion économique. Mais tel n’est pas le cas, car il convient d’ajouterla critique de la Cour des comptes (en 2010) concernant la gestion parfois obscure des montants de copie privée, par les sociétés de perception.

C’est donc aujourd’hui l’ensemble du système qui est contesté par les plus hautes juridictions : de la définition des barèmes à la répartition des montants. La cause de ces dysfonctionnements est simple : le législateur a commis l’erreur depuis 2001 d’octroyer aux bénéficiaires, c’est-à-dire aux sociétés de perception, le pouvoir defixer librement leur propre source de revenus.

Il est dans ce contexte particulièrement déroutant qu’une nouvelle loi sur la copie privée sanctuarise les excès du passé que nous venons d’évoquer. De nombreuses voix s’élèvent pour refonder d’urgence la rémunération pour copie privée en France. Leur objectif n’est pas de torpiller le système, dont tout le monde s’accorde à dire que son principe est légitime autant qu’utile à l’exception culturelle française.

Leur souhait est de proposer de nouvelles solutions de compensation qui auraient l’avantage de faire acheter les français en France, afin de ne créer aucun préjudice pour l’économie française, tout en produisant un revenu équivalent pour les ayants droits et la culture. Comment cela est-il possible ?

RÉPARTIR LA COPIE PRIVÉE

Une des solutions tient en quelques principes économiques reconnus : élargirl’assiette, baisser les barèmes à un niveau qui ne crée pas d’impact sur le prix de vente et enfin établir les barèmes en pourcentage du prix de vente des produits.

Cent pour cent de l’assiette est actuellement constituée par les seuls supports de stockage. Or une partie des supports achetés ne servira jamais à copier des œuvres. A contrario les œuvres qui peuvent être copiées ne comprennent pas de copie privée. L’idée est donc de répartir la copie privée : en amont sur les œuvres et en aval sur les supports de stockage.

Il convient évidemment de ne pas faire baisser le niveau de vente des œuvres à cause de barèmes trop élevés. Par ailleurs, pour éviter tout dérapage, il est nécessaire d’appliquer la RCP en pourcentage du prix de vente, variable selon le type de produit.

Ainsi, si on appliquait sur les CD musicaux ou les DVD vidéo, dont le prix moyen de vente est d’environ 10 euros, un taux de RCP de 5 %, la RCP ajouterait 50 cents d’euro sur le prix de vente des œuvres, ce qui est relativement indolore. Dans le même temps, on établirait de nouveaux taux sur les supports numériques, afin de les harmoniser à la moyenne de nos voisins européens.

Sur cette base, la RCP rapporterait toujours près de 200 millions d’euros : 100 millions d’euros proviendrait de la RCP des œuvres et 100 millions d’euros de la RCP des supports de stockage. 
Le système ainsi organisé sonnerait le glas du marché gris. De fait, il ne créerait plus de distorsion économique, de sorte qu’il n’aurait plus aucune raison d’êtrecontesté.
Il resterait évidemment à réglementer la répartition des montants.

Publié dans Actualité Client | Tagué: , | Laisser un Commentaire »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.