Il ne me quitte jamais, toujours près de moi, j’ai toujours un oeil sur lui, du matin au soir, il a changé ma vie, il m’est indispensable… mon iPhone…
Non non, ce billet n’a pas vocation à faire l’apologie de l’iPhone contre les autres Smartphones du marché (ou inversement), mais une réaction par rapport aux chiffres qui viennent d’être publiés par l’Afom (Association française des opérateurs mobiles).
Et oui, ça y est, je rentre dans des statistiques car je fais officiellement partie des 16% de détenteurs de smartphone parmi les 82% qui possèdent un mobile et par-dessus tout, je compte parmi les 52% des smartphoners qui pensent qu’il a changé mon quotidien de manière importante.
Musique, réveil, photo, horaires de cinéma, besoin de trouver une recette ou un médecin ? « Il y a une application pour ça ». Oui, quelques soient nos desiderata, ils sont réunis dans ce concentré de technologie qui tient dans une main et se glisse dans une poche.
Au quotidien, c’est un check des mails, petit tour sur Facebook, Twitter et un aperçu sur les news du jour. Combien sommes-nous dans ce cas là ? Selon les chiffres de l’OJD par exemple, le 28/09 et le 05/10 nous sommes en moyenne 448 028 à nous être rendus sur l’application lemonde.fr (numéro 1 au classement).
D’ailleurs, ces chiffres sont-ils sans incidence ? Pour une application gratuite d’information comme lemonde.fr, dont la vocation première est d’être un média papier et d’informer ses lecteurs depuis plus de 65 ans, ces nouveaux réflexes ont-ils été source de remise en cause pour la ligne éditoriale de ce grand ponte ? Peut-on parler de détournement de lecteurs voire de cannibalisme ? Les smartphones ont-ils tant chamboulé ma vie que celle de l’organisation des médias ?
Vaste dilemme… En fait, il ne faut pas faire d’amalgame entre l’application et le quotidien, car ce n’est pas le même type d’information qui est véhiculée sur ces 2 supports. L’application est plus un fil d’actualités (agrémenté de ses célèbres « alertes actu ») alors que le format papier, sera lui, enrichi d’articles de fond, d’enquêtes, de dossiers, qui sont autant d’éléments qui apportent une valeur ajoutée particulière par rapport à l’application mobile (et au moins, avec la version papier on peut s’informer sans solliciter sa batterie…).
Enfin, car nous sommes 90% des smartphoners (toujours selon l’Afom), qui trouvons que le smartphone rend la vie plus facile, j’en viens à soulever des pronostics… Par exemple, sachant que par rapport à 2009, le nombre d’équipement en smartphones a augmenté de 7 points, de combien sera-t-il en 2011 ? 10 points ? À moins que le John’s Phone, téléphone le moins smart du monde, ne rencontre son public, avoisinerons-nous un jour les 100% ? Les paris sont ouverts !