Le Web est un univers qui évolue rapidement, il crée de nouveaux outils, fait émerger de nouveaux acteurs et par conséquent, installe de nouveaux rapports de force. L’interactivité du Web 2.0 se voit partagée entre deux approches : les blogs et les réseaux sociaux.
Il est clair qu’il y a encore de cela quelques temps, la question n’avait pas lieu d’être. On parlait simplement de bloggeurs influents. Avec l’apparition des médias sociaux comme Facebook, et dans ce cas si surtout Twitter, un nouveau système d’information est né.
Ces deux types de sites possèdent énormément de similitudes, il est toutefois indispensable d’identifier leur rôle concernant la création et la transmission de l’information avant de pouvoir déterminer quels en sont les enjeux. Alors, qu’est-ce qui concrètement différencie un blog d’un réseau social ?
Tout d’abord, un blog est un espace où énormément de contenu est créé et possède une authentique ligne éditoriale. Celui-ci est également un vrai relai de l’information, mais la principale raison pour laquelle on suit un blog, c’est pour son contenu original. L’influence s’établit grâce à un échange permanent entre plusieurs sites (en général, d’autres blogs) et avec les internautes qui participent en réagissant au contenu.
Un réseau social permet davantage le relai de cette information grâce aux fonctionnalités de partage (« share » ou « retweet »). La force de ce média réside dans son caractère viral.
Rappelons quelques chiffres :
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Nombre d’utilisateurs |
Plus de 500 millions d’utilisateurs, dont 20 millions en France. |
200 millions de comptes, dont 225 000 utilisateurs français. |
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Fréquence |
30 milliards de contenus y sont postés par mois (liens, photos, commentaires, etc.), soit 90 par utilisateur. |
6 900 tweets par seconde, soit 95 millions de tweets par jour. |
| Influence | En moyenne, un utilisateur compte 130 amis, est relié à 80 groupes ou pages d’événements et y passe 700 minutes chaque mois. |
95,8% des utilisateurs ont moins de 500 abonnés, 58% entre 5 et 10 abonnés, 21% 100 abonnés ou plus et 2,05% plus de 1000 abonnés.
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Lorsque l’on observe ce tableau, on a envie de savoir comment il est possible de mesurer l’impact d’un média et son degré d’influence. Il est indispensable de connaître la portée d’un outil afin de le rendre utile. Vous pouvez aller voir Klout qui est un outil statistique qui permet de mesurer l’influence d’un internaute ou d’un site. Il existe ce même genre d’outil pour les blog, notamment Wikio.
Le constat qui a été fait suite à une étude œuvrant à comparer des sites de voyage (http://extanz.com/2010/12/16/klout-vs-the-blogosphere-what-does-it-mean-to-be-influential/) nous montre que :
- l’influence d’un site dépend du système de référencement dans lequel on le classifie. C’est à dire qu’un blog tel que Pressecitron sera au top d’un classement des meilleurs sites High Tech, mais il ne figurera peut être pas dans un classement généraliste tel que l’actualité.
- le degré d’influence est difficile à quantifier et prouve qu’il peut varier d’une thématique et d’un système de classement à un autre. C’est à dire qu’un internaute influent sur Twitter ne le sera pas forcément dans la blogosphère et vice-versa.
On peut seulement affirmer que la notoriété que l’on parvient à se créer sur un blog réclame beaucoup plus d’attention et reste plus difficile à obtenir car il s’agit d’une réelle ligne éditoriale et d’une expression de soi que l’on doit maintenir.
Sur Twitter par exemple, il est possible de relayer beaucoup d’informations que l’on n’a pas créées et d’être pourtant suivi par un grand nombre de twittos.
Dans ce type d’exercice, inutile de faire un choix. Il faut parvenir à combiner les connexions entre les informations qui sont partagées et les relayer par la suite. Aujourd’hui la circulation de l’information prime sur la concentration. L’influence crée l’action. Finalement, celle-ci se retrouve dans les mains de l’internaute qui doit savoir se positionner parmi ces flux et ces réseaux.