Blog de l'Agence Vecteur d'Image

Réputation Globale : Relations Presse et eReputation

Archive pour septembre 2011

Les directions marketing démunies en matière de marketing social

Publié par Alexandra ANDRE le 29 septembre 2011

Selon une étude européenne réalisée par Vanson Bourne pour le compte d’Adobe, 58% des directeurs marketing européens essaient d’évaluer le retour sur investissement des médias sociaux. Or, plus des trois quarts d’entre eux (78%) déclarent ne pas avoir une vision précise des investissements engagés dans les campagnes marketing sur les médias sociaux.

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M, comme un emblème…

Publié par Majida Guettaoui le 28 septembre 2011

Le Monde 2, Le Monde Magazine, et maintenant M : l’emblème d’un des quotidiens français les plus lus dans l’hexagone. Le Monde a sorti vendredi dernier sa nouvelle offre «Week-End», revue et corrigée pour des lecteurs «plus disponibles», souhaitant «s’informer, mais aussi approfondir et découvrir, tout en se divertissant», dixit Erik Izraelewicz.

Cette nouvelle formule intègre un nouveau magazine sobrement nommé M. Un M gothique, unique, reconnaissable au 1er coup d’oeil, qui vient s’ajouter à la longue liste des suppléments du Monde.

S’inscrivant dans la tendance américaine «Lifestyle», ce magazine reprend les codes du New York Times Magazine et de Vanity Fair. D’ailleurs, la rédaction revendique même le fait d’avoir décortiqué de nombreux magazines étrangers avant d’aboutir à cette version.

S’informer tout en se divertissant, voilà donc le but clairement affiché de ce magazine. Mais divertir qui ? Qui l’aime, ce M ? Le CSP+ ? Le ou la «Fashion Victim» parisienne ? Le Bobo francilien ? Le PDG en week-end dans sa maison de campagne ? C’est ce qu’on pourrait penser, tant le magazine fait la part belle à de nombreux annonceurs prestigieux. Les marques de luxe se sont accaparé ce 1er numéro. Une photo de Jody Foster dévalant les rues sur un skateboard en 77 coincée entre des pages de parfums, costumes, bijoux, sacs, voitures… et la vie rêvée d’Arnaud Lagardère. La couleur est annoncée !

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Facebook : moins de visibilité pour les pages fan ?

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 27 septembre 2011

C’est un véritable cri du coeur de Nick Vivion, co-fondateur du site Unicorn Booty, que son article du 26 septembre 2011 publié sur le site allfacebook.com. Il y décrit avec beaucoup de sincérité sa déception à l’égard des modifications de Facebook, intervenues après le fameux F8. Pour lui, ces nouveautés punissent ni plus ni moins les marques les plus actives, qui ont misé sur le média social pour créer leur communauté. Elles sanctionnent également les membres de ces communautés qui s’y sont investis, qui appréciaient de voir l’actualité de la page Unicorn Booty apparaître dans leur feed.

Le problème que soulève Nick Vivion est crucial. La redéfinition  de Facebook, cet exercice de réinvention de soi que nous analysions ici-même hier, impose de nouvelles règles aux propriétaires de pages mais surtout aux marques et aux e-marketers. Avant le F8, les utilisateurs de Facebook pouvaient voir l’actualité exhaustive des pages qu’ils aimaient apparaître sur leur feed, parmi les publications de leurs amis. L’enjeu pour les e-marketeurs consistait à produire du contenu régulier (pour être vu par le fan et pas noyé dans le feed) et à forte valeur ajoutée pour maintenir l’intérêt des fans. Attention, il n’était pas simple de fidéliser et d’intéresser ses fans. Il fallait un bon community manager, une bonne stratégie, du contenu de qualité et sous plusieurs formes (textuel, vidéos, photos).

Maintenant, dans l’ère de l’après F8, il est plus difficile pour les marques d’être visibles. Selon Nick Vivion, le nouveau feed laisse moins de place aux actualités des pages et les rend moins visibles. En conséquence, la fréquentation de la page Unicorn Booty a presque diminué de moitié depuis la mise en place des nouveautés Facebook.

Evidemment, comme toutes les nouveautés, on peut s’attendre à ce que Facebook s’adapte et ne laisse pas une des activités les plus importantes sur ce média se flétrir. Rappelons que, selon les derniers chiffres, il existe plus de 900 millions de pages, groupes, évènements, que l’utilisateur moyen est connecté à 80 pages communautaires, groupes ou évènements et que  2 milliards de likes et commentaires sont postés chaque jour, dont beaucoup sur ces espaces que sont les pages.

Quoi qu’il en soit, les modifications annoncées au F8 forceront les e-marketeurs à s’adapter, à analyser les nouveaux comportements. Mais surtout, elles les renvoient à leurs bases des médias sociaux. Dans cette période de transition, la base est LA valeur sure, celle qui permet de maintenir l’intérêt des fans : une bonne gestion de communauté.

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F8 : Facebook se réinvente et réinvente votre identité numérique

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 26 septembre 2011

Se réinventer, se repenser est toujours un exercice difficile. Surtout quand on touche plus de 750 millions de personnes et que les hostilités sont ouvertes avec une autre superpuissance du web, Google.

Lors du F8, Facebook a su faire un exercice nécessaire pour répondre aux dernières actions de Google. Mais il a également su innover. Dans ce genre de situation, et surtout lorsqu’on se pose comme le leader historique, le risque est grand de se refermer sur soi et de s’accrocher à ses acquis. Zuckerberg aurait pu aussi se dire “j’attends de voir venir Google+”. Au contraire, Facebook a donné un bel uppercut à Google.

Depuis quelques temps, Facebook faisait de petites modifications ici ou là, au point qu’on pouvait craindre que l’arrivée de Google+ ne lui fasse oublier qui il était, ce qui le caractérisait (cf. article Trop de Google tue-t-il Facebook ?). En fait, nous ne pouvions pas voir le tableau dans son ensemble. Les F-Men esquissaient la grande oeuvre qui devait nous être proposée lors de ce F8.

Le résultat est la modification du profil utilisateur, le ticker, l’ajout de nouveaux boutons (écouter, lire, regarder, manger), l’ouverture de l’OpenGraph, l’arrivée de la Timeline (cf. la vidéo ci-dessous). Nous ne reviendrons pas sur toutes ces innovations, d’autres le font très bien.

L’important ce sont les conséquences de la nouvelle donne que vient de distribuer Facebook. Quand le leader des médias sociaux se réinvente, il réinvente l’identité numérique de ses 750 millions d’utilisateurs, il réinvente la manière dont ils vont se percevoir, se promouvoir et comment ils vont interagir avec leurs amis et les marques.

La timeline est un outil incroyable, pas par son évolution technologique, mais parce qu’elle va permettre à tout à chacun d’écrire son histoire personnelle et ce bien avant d’être sur les médias sociaux. On touche directement le personal branding, la perception de soi, le story telling et l’e-reputation individuelle. L’histoire personnelle 2.0 ne sera pas que le fait des “Natifs” ou de la génération Y. Les générations précédentes vont elles aussi laisser des traces plus anciennes.

L’ajout des nouveaux boutons, dérivés du fameux Like, modifie aussi la donne. Ils doivent permettre une viralité plus ciblée (le “je mange” pourrait permettre aux produits de l’agroalimentaires de faire une entrée fracassante dans le web 2.0), plus d’interaction et d’échange avec ses amis. On dit ce qu’on fait, on le détaille un peu plus sans avoir à le commenter, à l’écrire dans un statut.

Le Ticker par contre laisse un peu sur sa faim. L’actualité de ses amis et des pages en temps réel n’aide pas forcément à beaucoup de visibilité et produit beaucoup de bruit où l’information se perd.

Deux inconnues sont tout de même là : comment les utilisateurs de Facebook vont réagir et s’approprier toutes ces fonctionnalités ? Que vont-ils en faire ? Et la deuxième, comment les e-marketeurs et les stratèges web vont s’adapter à cette réinvention des profils et des news feeds ?

Ces réponses commenceront à arriver à partir d’octobre, c’est-à-dire à partir du moment où elles toucheront tous les utilisateurs de Facebook. Et leur analyse sera passionnante.

En attendant, Google Plus n’a pas dit son dernier mot… la guerre ne fait que commencer, espérons que Facebook n’a pas lancé son opération overlord trop tôt…

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Alcool, jeunes et réseaux sociaux : attention au Ctrl + Alt + Supp

Publié par Rozenn VALLET le 19 septembre 2011

Récemment,  l’Alcohol Concern (agence nationale britannique chargée des campagnes de communication contre l’abus d’alcool ) a dénoncé les campagnes marketing mises en place par les marques d’alcool sur la Toile et plus spécifiquement les réseaux sociaux. Elle a également remis un rapport mettant en avant l‘impact de ces campagnes sur les comportements des jeunes qui ainsi, élèveraient au niveau de Trophée leur consommation d’alcool sur leur profil facebook.

Ce constat, bien que réel, est en mon sens emprunt de raccourcis.

Les comportements excessifs des jeunes, qu’il s’agisse d’alcool ou de drogue d’ailleurs, n’ont pas attendu l’avènement des réseaux sociaux ou même la naissance d’internet.

Sans mobile, Tam-Tam (mon époque!) et autres réseaux sociaux, les excès liés à la maladie qu’on appelle “jeunesse” étaient bel et bien présents et nos parents, encore moins connectés que nous autres geeks, en ont été la preuve. Même à l’heure du poste cathodique aux 3 chaines, les jeunes faisaient la fête !

Qu’il s’agisse de vidéos de soirées postées sur Facebook, de commentaires sur Twitter ou de simples SMS, il s’agit ni plus ni moins de leviers de communication supplémentaires, amplificateurs et non déclencheurs d’action.

Pour faire plus simple, c’est comme si on disait qu’il se passe beaucoup plus de choses aujourd’hui dans le Monde alors qu’il s’agit juste d’une exposition supplémentaire : on les voit tous les jours au 20h00 à la télévision. Si on applique le même schéma de pensée, doit-on incriminer la télévision pour les malheurs du Monde ? Evidemment, la réponse est non. Même si le tri des informations peut parfois être porté à caution, les évènements n’appartiennent pas (encore) à notre télécommande !

Alors pourquoi décrier autant les réseaux sociaux et les marques qui les exploitent ?

Peut-être parce que démunis, parents et associations tentent coûte que coûte de trouver des alliés qui pourraient réduire la consommation de vodka chez des jeunes de 14 ans en pleine croissance. Peut-être aussi parce qu’aujourd’hui, on peut acheter partout de l’alcool, à n’importe quel âge, sans être inquiété…tant que les taxes sur l’alcool sont payées.

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Trop de Google tue-t-il Facebook ?

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 16 septembre 2011

On le disait dans un précédent billet (la Googlisation de Facebook ou la Facebookisation de Google), l’arrivée fulgurante de Google Plus au début de l’été, exploitant les limites clairement identifiées chez Facebook, a réchauffé une guerre froide qui s’installait sur fond de lutte d’influence et de drainage de trafic. Etrangement, au lieu de construire chacun une identité propre, de jouer sur leurs différences, Facebook et Google Plus ont décidé de se concurrencer directement.

Facebook, en position dominante, cherche à garder la main. Il corrige donc les “failles” de son fonctionnement que Google a tenté d’exploiter. Après avoir lancé une application (Facebook Circle Hack) permettant de classer ses amis par cercle, il développe les Smart Lists qui classent automatiquement vos amis. C’est clairement une réaction face aux cercles Google.

Autre nouveauté qui a fait beaucoup de bruit cette semaine, Facebook lance un bouton “subscribe” qui permet de suivre le feed des publications publiques d’une personne (on peut choisir toutes ses publications publiques ou les plus populaires) sans pour autant qu’elle devienne votre ami. Pour Facebook, cette décision est une petite révolution. On ne parle plus de réciprocité (pour devenir ami, il fallait l’accord de l’autre ), une des valeurs sûres et fondatrice de ce média social.

On le voit donc, cette guerre entre les deux géants du web touche jusqu’à des fondamentaux de leur fonctionnement. La réciprocité était critiquée par certains mais n’avait pas posé de problème à la majorité des 750 millions d’utilisateurs de Facebook. Créer les Smart Lists était une bonne idée et pouvait renforcer la confidentialité de certaines données sans demander à tous les utilisateurs de faire un laborieux travail de classement de leurs nombreux amis. Mais le bouton “subscribe” risque de venir polluer les feeds de vos amis, de vos communautés : leurs publications et leurs actualités, produisant déjà beaucoup de buzz, ne vont-elles pas être plus difficilement identifiable dans le flot d’autres contenus ?

D’ailleurs qui allez-vous suivre ? Un professionnel influent de votre secteur ? N’y a-t-il pas d’autres plateformes pour faire ça ? (Viadeo, LinkedIn, Twitter et les pages Facebook)

Et une communauté ne se construit-elle pas sur la réciprocité ? Je te suis, tu me suis, on interagit.

Autrement dit, est-ce que Facebook ne pervertit pas un de ses fondamentaux ? Ne se met-il pas ainsi en danger ? Ce bouton “subscribe” pourrait très bien devenir un ingénieux cheval de Troie qui déplacerait Facebook du coeur de son fonctionnement que sont les réseaux et les communautés pour devenir un peu trop un média. Emmanuel Gadenne, dans un billet sur les explorateursduweb.com, écrivait que Twitter est plus un média social qu’un réseau social. Aujourd’hui, en voyant les récents choix stratégiques de Facebook, on peut se poser la même question à son sujet.

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Les avis de consommateurs de plus en plus encadrés

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 12 septembre 2011

L’Internet est souvent perçu comme un espace de liberté où les lois ne s’appliquent pas ou peu. L’aspect international du web mais aussi le fait que le législateur ait toujours un temps de retard par rapport aux nouvelles technologies renforcent cette idée. Mais, heureusement pour certains et malheureusement pour d’autres, la réalité rattrape souvent le virtuel.

Nous avons vu début septembre comment la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a décidé de poursuivre 5 sites qui publiaient des faux avis de consommateurs.

Le 7 septembre dernier, Me Anthony Bem présentait dans un très bon billet une autre problématique liée aux avis de consommateurs sur le web : les propos diffamatoires. Ainsi, un consommateur écrivant un avis négatif non justifié peut être poursuivi pour diffamation car il porte atteinte à la réputation (la e-reputation reste de la reputation) d’une entreprise ou d’une marque. Bien sûr, encore faut-il qu’il y ait une volonté de nuire.

Rassurons-nous, tous les avis négatifs ne sont pas menacés et encore moins la liberté des consommateurs de donner leur point de vue. Néanmoins, cette décision de la Cours d’appel de Montpellier pose une limite aux avis laissés sur l’Internet. A mon sens c’est une bonne chose qui s’accorde au principe de transparence du web. On peut donner son avis tant que celui-ci est sincère, honnête et ne répond pas à une envie délibérée de nuire, de détruire, sur la base de fausses allégations, une réputation.

Autre élément positif lié à cette décision de justice, les avis publiés ne peuvent que gagner en crédibilité. En effet, si on élimine ou limite les commentaires négatifs abusifs (autant que les faux commentaires positifs) grâce à un arsenal législatif réaliste, on sépare le bon grain de l’ivraie. Les avis de consommateurs prennent tout leur sens et toute leur valeur. Parce qu’ils sont vrais, parce qu’ils sont le point de vue d’un vrai consommateur, ils obligent les marques à les prendre en compte et à établir le dialogue avec eux.

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L’e-influence via Klout : un outil trop généraliste

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 8 septembre 2011

Comme l’a rappelé  Cédric Deniaud sur docnews.fr dans un billet daté du 7 septembre, Klout a été un des sujets 2.0 les plus chauds de l’été. Alors que la saison estivale est souvent un moment plus calme sur l’Internet et dans la bloggosphère, Klout a occupé une part non négligeable des discussions sur l’ensemble des médias sociaux (cf. ci-dessous graphique Trendistic sur la fréquence de citation du mot Klout sur Twitter). Les discussions se sont concentrées entre d’un côté les constats et satisfactions de résultats Klout et de l’autre une analyse plus critique à l’égard de cet outil de mesure de l’influence.

Klout sur Twitter

Autre actualité liée à Klout ce 7 septembre, le site a traité son 100 millionième calcul d’influence. Bien sûr, Joe Fernandez, le CEO et co-fondateur, y voit un succès qui démontre toute la force et l’intérêt de Klout sur le web. Il parle même d’intégrer Google+ dans le calcul de l’influence.

Chez Vecteur d’image, parce que notre métier est celui du Media Influence et de la Digital Influence, nous tendons l’oreille dès que l’on parle de calcul d’influence. Nous ne considérons pas que Klout est un mauvais outil à ne pas utiliser. Bien sûr, il a un côté très people et nombriliste (comparer, mesurer et diffuser son score d’influence personnelle) mais il permet tout de même de suivre au jour le jour une influence générale et donne un indicateur de visibilité sur le web.

Pour nous, le score d’influence globale de Klout est un outil d’appoint qui doit venir pondérer, confirmer ou infirmer une recherche de fond sur l’influence.  Il faut garder à l’esprit que l’influence globale sur le web n’est pas une fin en soi. Aujourd’hui, ce qui est important dans l’analyse de l’influence c’est de :

  • identifier les communautés d’intérêt sur le web
  • comprendre leur fonctionnement interne, leurs échanges, leurs évolutions
  • évaluer quels sont les différents types d’influenceurs au sein de ces communautés, quels rôles ils y jouent (relais, producteurs de contenus, etc.)

Prenons un exemple très simple. Cédric Deniaud, que nous citions au début de ce billet, est une personne très influente sur les sujets liés aux médias sociaux, à la comm web. Il sera influent chez les marketeurs, les technophiles, les community managers, etc. Mais auprès d’une communauté dont le centre d’intérêt est la beauté, les soins corporels ou le nail-art (à ce titre nous recommandons le billet d’E-cairn sur la sous-communauté nail-art), ses avis n’ont que peu de poids. Et si demain, Cédric Deniaud décidait de tenir un blog sur les rouges-à-lèvres les plus glamours, il lui faudrait du temps et de la persévérance pour y bâtir son influence, sans garantie de succès.

A l’instar de nombreux professionnels du web, nous sommes donc perplexe à l’égard de Klout, un outil trop généraliste. Nous attendons de voir quel sera son avenir. Va-t-il être qu’un effet de mode ou sombrer dans le bruit ambiant du web ?

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La déontologie des journalistes face à Twitter

Publié par Marie PEREZ le 7 septembre 2011

Les réseaux sociaux s’immiscent sans conteste dans notre vie de tous les jours. Si pour nous, consultants RP et community manager, il s’agit d’un nouveau moyen de communication pour véhiculer des infos à propos de l’agence, des clients, des événements phares, … qu’en est-il du côté de nos chers intermédiaires côtoyés au quotidien, j’ai nommé les journalistes ? Sont-ils pour eux de nouvelles sources d’information qui devanceraient les relances téléphoniques par leur instantanéité ?

Ici je fais surtout allusion à Twitter, qui du haut de ces 140 signes par intervention a déjà réussi à faire plier et réagir plus de marques (Nivea, Nespresso, …) que ne l’aurait fait des milliers de messages laissés sur répondeur dans l’indifférence. Pourquoi ? Parce que les tweets sont publics, laissent des traces indélébiles et peuvent toucher des milliers de personne en 1 clic.

Si le pouvoir de Twitter est donc certain et a déjà conquis 12 millions de personnes dans le monde, est-il pour autant fiable ? Par rapport au téléphone, quand on décroche le combiné, on sait qui est au bout (et avec un peu de chance le numéro s’affiche), mais pour Twitter, c’est l’anonymat qui règne. On a ainsi assisté à la naissance de nombreuses rumeurs, fake, qui peuvent en quelques heures ternir une réputation (ou discrédité un article).

Les journalistes ont évidement conscience des risques encourus mais très souvent dans l’urgence l’attrait du scoop peut prendre le dessus…

Philippe Chaffanjon, directeur de France Info explique de son côté que Twitter est un moyen de transmission, comme le téléphone. Le problème, c’est la source. Quand c’est un journaliste de France Info qui envoie un twitt depuis l’audience Strauss-Kahn à New York, c’est une chance… Il y a aussi beaucoup de twitts dont on ne connait pas la source, alors on ne les utilise pas comme on n’utilise pas toutes les informations qui nous parviennent par téléphone. Comment on gère ces twitts ensuite, c’est une autre question sur laquelle nous travaillons. Il y a aussi l’aspect réseau de twitter…Il faut donc s’adapter et trouver les bonnes réponses au fur et à mesure…” . (http://www.france-info.com/chroniques-le-rendez-vous-du-mediateur-2011-06-24-du-bon-usage-des-reseaux-sociaux-sur-france-info-545871-81-499.html). Ce sujet est donc un vrai dileme et pousse à une réflexion approfondie au sein des rédactions.

Le meilleur moyen pour eux de vérifier l’information, ne reste t’il pas de passer un coup de fil à l’attaché(e) de presse et s’assurer de la véracité de l’information au risque de perdre un scoop ?

Vous pouvez nous suivre sans problème twitter/vecteurdimage.com, tous nos tweets sont vérifiés avant publication :-)

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Les Assises des médias sociaux du 05/09/11 – Carnet de Notes

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 6 septembre 2011

Il faut croire que ce lundi 5 septembre 2011, il n’y a pas que les écoliers qui faisaient leur rentrée. Dans le beau salon Friedland de l’hôtel Napoléon, dont la situation en sous-sol lui donnait les allures d’un bunker grand-luxe, nous étions un petit groupe respectable (un peu plus d’une cinquantaine) à nous être donnés rendez-vous. Pas de cartables, pas de trousses bien remplies, pas de maîtresse d’école, mais bien la joie des camarades 2.0 qui se retrouvaient après les vacances estivales et qui, à l’instar de la présentation de Damien Douani, partageaient les grands moments de leurs vacances dans le Sud presque coupés du monde virtuel.

Hormis les mondanités, que retenir de ce long mais intéressant premier opus des Assises des Médias sociaux ? Plutôt que d’analyser les présentations de chacun, je vais plutôt m’attarder sur les 5 éléments qui ont le plus retenu mon attention.

1 – Analyse sociale et entrepreneuriale

Cette journée s’est ouverte sur une présentation menée tambour battant par le sociologue Stéphane Hugon et par Michaël Tartar de Bearingpoint. L’idée d’associer le chercheur au consultant, la théorie à la pratique et à la logique entrepreneuriale donnait du relief à une présentation qui aurait pu être rébarbative.

Que retenir ?

  • La société actuelle connaît des bouleversements extrêmement importants qui ont permis l’essor des nouvelles technologies (une technologie ne peut décoller sans un besoin déjà existant et une maturation de la société cf. Jared Diamond De l’inégalité parmi les sociétés). Et ces technologies accélèrent les modifications de valeurs, d’organisation de nos sociétés.
  • Toute stratégie digitale doit répondre à une démarche globale et globalisante. On ne peut plus penser uniquement sa présence en ligne et la déconnecter des autres communications ni des autres départements de l’entreprise (RH, organisation, etc.).
  • Il ne faut pas avoir peur du bruit. Le bruit est générateur d’échange et finalement créateur de nouveauté, d’engagement.

Le contenu est résumé sur le blog de Michaël Tartar et je vous invite à y jeter un oeil.

2 – KPI vs ROI

La question est partout : quel Retour sur investissement (Return on Investment = ROI) pour les stratégies Social Media ? Marc Rougier de Scoop.it le disait sans ménagement : aujourd’hui, nous sommes incapables de calculer le ROI. Il leur préfère les Indicateurs clés de performances (Key performance Indicator = KPI) qui permettent d’évaluer un succès sur une base pas uniquement financière (notoriété, engagement, qualité, etc.).

Le débat est loin d’être clos. Il semblait semer un peu le trouble parmi les intervenants présentant leurs outils. Bien évidemment, il est difficile pour eux, qui doivent placer leur logiciel, de dire qu’on ne peut pas mesurer financièrement et que les gros investissements consentis par des entreprises pour s’équiper ne peuvent reposer sur du ROI.

3 – Réel et virtuel interconnectés

En lien avec la première présentation où il était question des aspects sociétaux du web et de la globalisation de ses problématiques et enjeux, le lien entre le réel et le virtuel était un élément transversal à ces premières assises. Que ce soit les annonceurs ou les fournisseurs de logiciel, nombre d’entre eux abordaient directement ou indirectement cette question en insistant sur les invitations des membres à des évènements biens réels, sur les conséquences sur l’acte d’achat, etc.

4 – Agence et grands comptes

Lors du panel des annonceurs (tous des grands comptes), une personne dans la salle a demandé ce qu’ils attendaient des agences étant donné que tous (ou presque) travaillaient avec elles tout en ayant une équipe gérant leur Social Media.

La réponse peut se résumer à deux éléments :

  • une vraie plus-value dans les propositions stratégiques et tactiques. Les agences doivent être pro-actives, créatives et accompagner les équipes de ces grands comptes dans leurs décisions stratégiques. Elles doivent les alimenter et, pour ce faire, avoir une longueur d’avance.
  • une gestion des tâches quotidiennes. Les agences ont un rôle à jouer dans un travail quotidien de veille, de repérage, d’évaluation des publications et d’espaces de prise de parole.

5 – Secteur publique plus pro-actif sur les médias sociaux ?

Pour terminer, après le panel des annonceurs, j’ai été frappé par un constat. Les 4 participants à ce panel étaient tous issus d’entreprises nationales du Service publique : France Télévisions, Orange (alias France Telecom), Voyage-sncf (appartenant à la SNCF), La Poste. Etait-ce un choix délibéré des organisateurs ? Ca n’avait pas l’air.

Cette situation m’a interpellé. Qu’est-ce qui fait que ces grands groupes issus du service publique soient aussi structurés et présents dans les médias sociaux ?

  • grâce à leur poids dans la société française et leur ancienne situation monopolistique, ils disposent des ressources humaines et financières pour investir dans ce secteur
  • la relation particulière (souvent d’amour/haine) de la société française à l’égard de ces grands noms, et souvent une image négative du fonctionnariat et du service publique, ne leur a pas laissé le choix d’occuper ces espaces et d’être pro-actifs

Sur la base de ces 5 éléments à retenir, oui, ces assises m’ont parues très pertinentes. Trois autres volets sont prévus, dont un en décembre. J’ai hâte d’en connaître le thème.

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