Blog de l'Agence Vecteur d'Image

Réputation Globale : Relations Presse et eReputation

Archive pour février 2012

La fin du mail pour l’avènement du Social Media ?

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 23 février 2012

Un article du journal québécois le Devoir annonce la mort du mail. Plus que la mort, c’est surtout d’une longue et lente agonie dont il est question. Concurrencé par les applications, les smartphones, les SMS, les médias sociaux, le mail se meurt. Pire, la gangrène qui le touche a un nom : les jeunes. Selon le Devoir, plus que la concurrence des médias sociaux, la désaffection des jeunes, leur manque d’intérêt pour un outil obsolète, pas assez interactif, sont au coeur du processus. Le mail sera bientôt aussi utilisé que le fax.

Au même moment que le Devoir sonnait le glas du mail, Frédéric Cavazza dressait de son côté un panorama des médias sociaux 2012 qui l’amenait à affirmer : on en vient à se demander dans quelle mesure il est encore pertinent de dissocier les médias sociaux et le web.

Ces deux articles nous amènent à quelques remarques.

1 – Le mail bouge encore

La première remarque qu’on peut se faire est la suivante: le mail n’est pas encore mort. Alors ne l’enterrons pas trop vite. Il reste encore un outil de communication qui a fait ses preuves. Certes, il est victime de son succès (spam, mailing, etc.) autant que de ses concurrents les Médias sociaux. Mais sur des bases hyper qualitatives, il peut faire encore de bons taux de clics, d’ouverture et un bon moyen de rejoindre, cibler et informer des interlocuteurs.

2 – Mettre les médias sociaux au coeur de la stratégie

Pourtant, si le mail s’efface, le Social Media lui s’impose. Bien sûr, dans une stratégie multicanal on peut envisager d’avoir recours à une newsletter, mais il faut concentrer ses efforts sur les médias sociaux. Puisque le web et les médias sociaux sont de plus en plus indissociables, toute stratégie d’influence digitale, de visibilité, de buzz ou de notoriété passe indubitablement par un positionnement sur ces médias-là.

Faudra-t-il attendre la fin définitive du mail ou son déclassement évident, pour que tous les annonceurs, les produits, les marques, les institutions, les ONG, les entreprises envisagent leurs communications via les réseaux sociaux, les blogs, la création de contenu et la veille stratégique ? Espérons que non.

3 – Les médias sociaux déjà concurrencés

Par contre, le nouveau roi qui s’impose doit déjà se méfier de son dauphin. Son pouvoir ne sera pas aussi hégémonique que cela. Qui sont les concurrents directs des médias sociaux ? Les applications pour smartphones et autres tablettes qui permettent d’utiliser les communications pour interagir, discuter, commenter, faire de la curation, de la veille, etc. Plus besoin d’utiliser son navigateur, plus besoin d’aller sur le site Facebook pour  publier un commentaire, sur Google.fr pour faire une recherche, sur allocine.com pour réserver un billet de cinéma, il existe déjà des applications pour ça.

La multiplication des applications, de leurs champs d’action, tend à démontrer que toute stratégie social media doit inclure un volet sur les applications.

4 – Susciter l’intérêt

Enfin, au coeur de toute stratégie de communication, l’important reste la mécanique utilisée pour susciter l’intérêt. On le voit souvent, il ne suffit pas d’être sur les médias sociaux, d’avoir une page Facebook et un compte Twitter pour être visible et générer du trafic vers son site. Au contraire, comme le précise Frédéric Cavazza, nous sommes dans un contexte de diversification des médias sociaux, extrêmement dense. Les cibles sont constamment soumises à un bombardement massif d’informations de leurs réseaux, des pages qu’ils suivent, des médias en ligne, des médias sociaux, etc.

Dans ce bruit incessant, il faut attirer l’attention et trouver un moyen de se démarquer, sous peine d’être invisible.

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Petit abrégé Influencia : être charrette

Publié par Alexandra ANDRE le 23 février 2012

Parce que j’adore toujours autant le petit abrégé diffusé sur Influencia, je le partage avec vous.

L’urgence conduit le monde… mais où exactement? Les métiers de la com’ et des media sont les premiers exposés, subissant autant qu’ils génèrent l’urgence nécessaire au “système”.

A voir ici

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Halte là, tous les professionnels des RP n’en sont pas ! (Tribune de Thierry Wellhoff)

Publié par Alexandra ANDRE le 21 février 2012

Je me permets de reprendre une Tribune rédigée cette semaine par Thierry Wellhoff (Président du Syntec Conseil en Relations Publics) au nom de l’ensemble des agences membres de Syntec Conseil en Relations Publics.

 Je suis totalement en accord avec cette tribune, raison pour laquelle je la retranscris telle quelle sur notre blog.

Parmi les responsables du marketing et de la communication, 68% estiment que leurs métiers sont amenés à connaître de profonds changements. Interrogés dans le cadre d’une étude menée par le Club des Annonceurs durant l’été 2011, la majorité des professionnels du secteur des relations publics considère en effet que le métier vit actuellement une réelle transformation.

Les nouvelles technologies, et plus particulièrement les médias sociaux, bouleversent tout. Outre les médias traditionnels, en crise, s’installent de nouveaux canaux de diffusion. Immédiateté de l’accès à l’information, montée en charge des réseaux sociaux, enjeux de e-réputation, l’environnement des agences est en si profonde mutation qu’elles se doivent sans cesse d’acquérir de nouvelles expertises et d’adapter leurs pratiques. Mais toutes les règles du métier devront-elles être reniées pour autant ?

Profitant de cette mutation et de la confusion que cela  génère, certains opportunistes commercialisent des offres trompeuses. Présentées comme des solutions “low cost” – ce qui n’est pas un problème en soi – ces offres racoleuses percent comme des champignons après la rosée. S’il n’appartient pas à Syntec Conseil en Relations Publics de réguler le marché, c’est le devoir de l’organisation de référence de lui donner les moyens de trier le bon grain de l’ivraie.

Dans un contexte de recherche de maitrise des coûts, ces offres qui proposent beaucoup pour pas cher entretiennent une néfaste confusion sur la valeur et le coût des relations presse pratiquées dans les règles de l’art. Envoyées massivement par mail, elles parviennent directement dans les boîtes aux lettres des décideurs (lorsqu’elles ne sont pas, à juste titre, rejetées pour cause de spam !). Il s’agit de prestations avec un nombre de parutions garanti. Présentées avec un brillant attirail discount, elles s’affichent souvent avec des promotions extraordinaires : “Exceptionnel, -40% cette semaine et cette semaine seulement sur votre campagne de presse !”, parfois même doublées de systèmes de réductions encore plus aventureux : “Vous parrainez un ami ou vous êtes parrainé ? -10% supplémentaires, sacré veinard !”. Utiliser des techniques de marketing éprouvées dans le déstockage de marchandises pour vendre une prestation de conseil, il fallait oser !

Au-delà de la déception qu’elles ne manquent pas de générer, elles contreviennent dangereusement  aux règles déontologiques du métier de relations publics et à sa philosophie qui consiste à investir à la fois dans la qualité du contenu d’information et dans la relation avec les relais d’opinion, à commencer par les journalistes. En fait, loin d’apporter une réponse innovante au besoin grandissant des entreprises de gérer leur écosystème relationnel, elles tirent profit de la confusion qu’elles parviennent à installer sur un marché encore en phase de maturation.  Pernicieuses, elles jettent le discrédit sur l’ensemble de la profession.

Le jour funeste où une campagne d’e-mailing suffira à obtenir une couverture médiatique qualitative et pertinente, les médias seront morts ! Et les relations publics aussi,  sans doute, tant notre sort est lié. Coproducteurs, avec les journalistes, d’une information fiable, utile et sincère, les professionnels des relations publics exercent dans le respect d’un certain nombre de règles déontologiques. Le Code de Venise de 1961, le Code d’Athènes de 1965, le Code de Bruxelles de 2007, tous consolidés par le “Code de conduite” de l’International Public Relations Association, imposent à tous les professionnels une pratique éthique et socialement responsable.

Ainsi, il n’est non seulement pas d’usage, mais encore moins de rigueur, de demander à un journaliste, ni même à un blogueur, de transmettre le message publicitaire d’une entreprise sans adjoindre à cette communication la mention de “Publireportage” et sans rémunérer cette publication au titre d’une simple publicité. Un journaliste n’est pas un simple relais pour les communications d’entreprise. Cible(s) éditoriale(s), particularité du support de diffusion, traitement spécifique de l’information dans le fond comme dans la forme constituent autant d’impératifs qui font des journalistes des professionnels de leur secteur au même titre que les professionnels de la communication.

Imaginez donc le temps perdu et le désarroi engendré face à des boîtes aux lettres assiégées d’informations mal ciblées, souvent non traitées ou tout bonnement inadaptées au média qui les reçoit. Les journalistes sont de plus en plus las. Une seule communication échouée, même via un simple mail, peut désormais suffire à faire déborder le vase d’une rédaction exaspérée. Et dans ce cas, malheureusement, il se peut qu’aucun message du client ne puisse plus jamais passer, blacklisté car taxé d’un mépris qu’il n’a jamais eu pour les journalistes, mais dont aura fait preuve celui à qui il aura confié sa réputation.

Faisant le pari de l’intelligence, Syntec Conseil en Relations Publics en appelle à la responsabilité des entreprises et des institutions tentées de recourir à ces offres trop alléchantes pour être vraies !  Et si on reconnaissait enfin la complémentarité entre les professionnels de l’information (les journalistes) et les professionnels de la communication et des relations publics ?

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Bayrou, ce que le web politique dit de lui…

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 20 février 2012

NB: En rédigeant ce genre d’article, vous devez savoir que l’agence a aucun parti pris.

Si la semaine du 3 février il a été surtout question de Claude Guéant, de la sortie du député Letchimy contre le ministre de l’Intérieur et d’Eric Woerth, toute cette agitation ne doit pas faire oublier un élément stratégique, pour ne pas dire capital pour la prochaine campagne : l’absence possible de Marine Le Pen qui, sans les 500 signatures, ne serait pas candidate au scrutin présidentielle.

Cette situation inquiète à droite autant qu’à gauche. Mais elle permet surtout de remettre François Bayrou sur le devant de la scène. Alors qu’il talonne Marine Le Pen dans les sondages, l’abandon par défaut de cette dernière ferait de facto de Bayrou le troisième homme. Il récupérerait d’un coup d’un seul cette position qu’il avait endossée au soir du premier tour de 2007. Et, dans un contexte d’affaiblissement du candidat Sarkozy, du vide au centre-droit, il pourrait attirer du vote de droite et créer la surprise…

Mais sur le web, qu’en est-il ? Pour se livrer à cette analyse, nous utilisons le logiciel Conversation d’eCairn au sein duquel nous suivons une blogosphère politique regroupant des citoyens, des élus, des sections/cellules locales et nationales de partis, des médias, des associations. Au total, c’est plus de 2500 sources qualifiées – quotidiennement enrichies – qui nous permettent de mesurer non pas le bruit mais les conversations, de comprendre ce que disent tous ceux qui se passionnent et écrivent sur la politique.

Le troisième homme… mais loin derrière

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, François Bayrou arrive juste derrière Marine Le Pen dans le nombre de discussions et de publications le citant. Dès lors, si Marine Le Pen saute, il se retrouve bien en troisième position. Mais il reste loin derrière les deux principaux candidats.

Pour la semaine du 29 janvier au 4 février, le volume de citations de François Bayrou ne représentait que 20% des citations totales de Nicolas Sarkozy et 33% de François Hollande. Et si on compare à Marine Le Pen, Bayrou est cité deux fois moins.

Si Marine Le Pen disparaissait de la campagne, sur le web, Bayrou serait un troisième homme peut présent, complètement effacé par les deux champions de droite et de gauche.

Qui parle de Bayrou ?

C’est indubitablement la question à se poser. Si Bayrou peut prétendre rassembler à droite, on devrait en voir les prémisses dans le discours des blogs et sites classés à droite. Il devrait s’immiscer, ses discussions devraient être discutées.

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, sur les dernières semaines, c’est surtout la blogosphère de gauche qui a le plus parlé de Bayrou, tandis que la droite se place en troisième position pour ce qui est des citations du chef du MoDem.

Paradoxalement, l’extrême-droite est plus active que la droite… paradoxalement ? Pas vraiment… Bayrou n’est pas le concurrent du FN sur l’électorat et l’idéologie. Mais par contre, en terme de voix, d’intentions de vote, il fait du tour à Marine Le Pen. Il ne peut qu’exciter la verve des militants d’extrême-droite.

Que dit-on de Bayrou ?

Les volumes de citations sont une chose, mais encore faut-il pouvoir les qualifier.

A droite, Bayrou est surtout vu comme le président du MoDem, un candidat un peu seul dont les thèmes de campagnes sont le made in France, produire en France. Il est intéressant de voir que François Bayrou est très souvent associé à son concurrent centriste Hervé Morin dans les conversations de la blogosphère la plus à droite. Par contre, il l’est un peu moins avec l’autre centriste connu : Jean-Louis Borloo du Parti radical.

On retrouve également d’autres thèmes de bataille propres à François Bayrou ; la dette et les finances publiques, l’Europe avec le traité de Lisbonne, l’Union européenne. Mais c’est à peu prêt tout. A part ces éléments, les sorties de Bayrou, son programme ne sont pas plus détaillés que cela. Il y a semble-t-il une indifférence légèrement favorable à l’égard du président du MoDem, une sympathie idéologique sur certaines questions européennes ou économiques (il est libéral et pas à gauche)… mais  rien qui laisse à penser une adhésion ou un intérêt marqué pour François Bayrou.

A gauche, les choses sont différentes. On a vu qu’on parlait plus du candidat centriste dans la blogosphère de gauche. Mais pas d’indifférence tranquille, de ce côté-là. Si le Made in France et l’Europe sont encore présents, cette fois, Bayrou est plus positionné à droite. Il est le plus souvent associé à Dominique de Villepin, candidat de droite, et l’expression droite au pouvoir ressort régulièrement, tout comme on a pu rencontrer les termes homme de droite. Mais surtout, la position de Bayrou sur la hausse de la TVA sociale a marqué les esprits à gauche et semble l’avoir ancré dans leur esprit comme un ennemi de la gauche. Bayrou est cité sur les questions de baisse des cotisations sociales, d’impôt sur le revenu ou sur le pouvoir d’achat, c’est-à-dire sur des questions qui interpellent et intéressent la gauche. Or son programme ne le pose pas dans les mêmes cadres idéologiques et propositions que celles de la gauche…

En conclusion, si l’absence du FN à la présidentielle, impose François Bayrou comme le troisième homme, rien n’est encore fait dans la blogosphère politisée. Il reste un candidat moins visible dont les uns – à droite – regarde de loin et les autres – à gauche – en font en candidat de droite, loin de l’image du candidat ni à gauche, ni à droite qu’il revendique depuis 5 ans.

Mais, à ce stade de la campagne, rien n’est joué. Dans les mois qui viennent, la blogosphère peut rapidement diversifier ses points de vues et revoir son intérêt pour le candidat Bayrou. Quoi qu’il en soit, il convient pour lui de rendre plus visible ses éléments de campagne et de sortir du Made in France.

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Orangina, FreeMobile : quelles pratiques Social Media pour quelle éthique ?

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 15 février 2012

Alors que l’AFNOR et la DGCCRF cherchent à contrer les faux avis, le début de l’année 2012 a été marqué par deux affaires mettant en avant des pratiques un peu douteuses.

En janvier, alors qu’on critiquait ici et là, l’apathie des Community Managers de Bouygues, SFR et Orange devant les réactions suscitées par les forfaits FreeMobile, une Display Manager de Free se faisait passer pour une cliente de Bouygues et SFR et critiquait sur leurs pages Facebook les deux marques concurrentes.

En février, cette fois, c’est le Community Manager de l’agence gérant la page Facebook de la marque Orangina qui est découvert. Il aurait créé des faux profils Facebook et les aurait fait réagir pour augmenter la visibilité des publications sur la Fan Page.

En premier lieu, il est bon de rappeler que si ces affaires font beaucoup de bruit, elles sont aussi dénoncées par la plupart des agences de communication. Nombreux sont les professionnels, qui comme chez Vecteur d’Image, n’ont jamais ne serait-ce qu’envisagé de telles pratiques.

 Toute stratégie de communication et d’influence sur Internet doit répondre aux valeurs du web. Quelles sont-elles ? Honnêteté, transparence, écoute et engagement de la conversation. Aller à l’encontre de ces valeurs c’est non seulement prendre le risque de déclencher une belle crise mais c’est aussi se décrédibiliser, être malhonnête avec ses clients et ses prospects.

 Parfois, Internet a l’air d’un espace vierge où tout est libre, tout est à construire. On a l’impression de pouvoir dire et faire ce que l’on veut. Or, c’est faux. C’est un espace de communication comme un autre. Les prises de paroles inconsidérées peuvent créer de l’intimidation, du harcèlement, peuvent se transformer en poursuites judiciaires pour diffamation.

 Pour les professionnels de la communication, il existe des règles. La DGCCRF l’a récemment rappelé en poursuivant des agences et annonceurs ayant publié des faux avis de consommateurs. L’agence Vecteur d’Image avait d’ailleurs donné son point de vue sur cette question. De plus, l’ARPP, qui regroupe des professionnels de la communication (agences, annonceurs, médias), a défini des règles déontologiques. Celles-ci s’appliquent sans aucune nuance aux réseaux sociaux et particulièrement la déclaration suivante : ”aucune publicité ne saurait engendrer une confusion avec un message émanant d’un utilisateur” .

Cette règle est une règle d’or. Elle devrait être affichée dans tous les bureaux de communicants et chez tous les annonceurs. Et au sein de l’agence Vecteur d’Image, nous l’avons constamment en tête lorsque nous définissons des stratégies pour des clients, lorsque nous engageons la conversation, lorsque nous intervenons au nom d’une marque sur le web. 

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Sexe, marketing et vidéo : Ren va là où on ne l’attendait pas

Publié par Camille Gras le 14 février 2012

Remarqué lors de ma petite revue de blogs matinale : je vous prédis un joli buzz, déjà bien entamé au Royaume Uni, sur la vidéo “Love clean skin” par Ren, tout du moins dans la blogosphère beauté où cette marque de cosmétiques dédiée au soin de la peau bénéficie déjà d’une bonne notoriété.

L’objet du délit ? Une vidéo montrant un couple faisant l’amour, et surtout, sa version interdite aux moins de 18 ans :

Réactions sur la blogosphère française : “Bientôt, ils vont nous faire acheter de la crème avec du porno !“, “si je ne vous avais pas dit que c’était une pub pour une marque de cosmétiques, l’auriez vous deviné?” ou encore “une chose est sûre : c’est inattendu et différent“.

Mal perçue, la campagne Ren ? Il est encore un peu tôt pour le dire : sur Youtube à l’heure à laquelle j’écris cet article, les “j’aime” sont encore largement majoritaires par rapport aux “je n’aime pas”. Pour moi cependant, une question s’impose déjà : jusqu’à quel point faut-il vouloir s’éloigner de ce qui est attendu en marketing ? Sur ces articles, ce n’est pas tant que la vidéo montre du sexe qui fait parler, que le lien mal perçu entre la campagne et son objet (une marque de cosmétiques donc). Le message est donc mal passé, puisque pour Ren, il s’agissait de célébrer la peau – rien de si éloigné de ses produits ! Et finalement, ne joue-t-on pas toujours sur la séduction dans les messages publicitaires autour des produits de beauté ?

De mon côté, je trouve l’initiative assez réussie au final : Ren a réussi à sortir des codes habituels et à faire réagir des influenceurs. A la clé, peut-être une chance d’être une marque reconnue et identifiée au delà des connaisseurs de cosmétiques… Mais ce n’est pas à la portée de tout le monde : à trop vouloir être décalé, est-ce qu’on ne prend pas le risque de se distancer de plus en plus de sa véritable cible ?

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ENTREPRISES ET RÉSEAUX SOCIAUX, UN ENJEU DE TAILLE A MAITRISER

Publié par Alexandra ANDRE le 14 février 2012

Par Me Olivier SANVITI- Avocat associé cabinet Aston et Alexandra ANDRE – Présidente de l’agence Vecteur d’Image

Les réseaux sociaux, outils de maillage relationnel à grande échelle, sont entrés peu à peu dans la sphère professionnelle, incitant les entreprises à s’adapter à ces nouveaux modes de communication, privilégiés au départ par les salariés de la génération Y. Pour les entreprises, l’optimisation de l’utilisation des réseaux sociaux constitue une préoccupation essentielle, conduisant ces dernières à en évaluer rationnellement à la fois les risques et les opportunités.

La vie privée à l’épreuve des réseaux sociaux

Forts de leur popularité, les réseaux sociaux, aussi divers que Twitter, Facebook, LinkedIn, Viadeo, Google+ ou MySpace, conçus au départ pour réunir les internautes autour de communautés d’intérêt ou d’amitiés virtuelles, se sont peu à peu transformés en un gigantesque forum relationnel au sein duquel les frontières entre vie privée et vie publique ne peuvent être que conceptuelles. Les entreprises s’engagent de plus en plus dans la brèche de la surveillance des comportements et des propos de leurs salariés sur les plateformes sociales. Facebook constitue le premier vecteur de circulation des informations personnelles, rendues publiques du fait notamment d’une application éprouvée du phénomène « les amis de mes amis sont mes amis » : ce qui était censé rester limité aux « amis » d’un utilisateur dépasse en réalité rapidement ce cercle pour atteindre de manière instantanée les nombreuses relations de ces mêmes « amis », créant par là même une proximité des échanges sans égale.

Dès lors, la notion d’intimité est largement entamée : c’est le constat qu’ont fait plusieurs salariés, à leurs dépens, à la suite de la publication de commentaires concernant leur entreprise sur Facebook. Madame S. et Madame B. ont ainsi été licenciées pour faute grave, aux motifs « d’incitation à la rébellion contre la hiérarchie, et dénigrement envers la société ». Le Conseil de Prud’hommes de Boulogne-Billancourt a jugé, le 19 novembre 2010, dans le cadre de ces deux affaires, que le licenciement pour faute grave était fondé. Les termes agressifs et dévalorisants concernant l’entreprise étaient accessibles aux « amis d’amis », et avaient perdu, de ce fait, tout caractère privé. Ces commentaires, ayant été obtenus par l’employeur par le biais d’une capture d’écran, constituent un moyen de preuve licite, dans la mesure où les pages internet ne revêtaient pas le caractère de correspondances privées, étant en effet accessibles sans restrictions à tout contact des intéressés.

Dans une récente affaire similaire, la Cour d’appel de Besançon a été amenée à considérer, suite à la publication de propos offensants par une salariée sur le « mur » de l’un de ses collègues, que « ce réseau doit être nécessairement considéré , au regard de sa finalité et de son organisation, comme un espace public ; qu’il appartient en conséquence à celui qui souhaite conserver la confidentialité de ses propos tenus sur Facebook, soit d’adopter les fonctionnalités idoines offertes par ce site, soit de s’assurer préalablement auprès de son interlocuteur qu’il a limité l’accès à son ‘mur’ ». En conséquence, la Cour a confirmé que le licenciement de la salariée pour cause réelle et sérieuse était justifié. Bien que la Cour de cassation n’ait pas encore été amenée à se prononcer sur cette question, les juges du fond semblent tendre vers l’idée d’une forme de contrainte relationnelle dans la gestion des réseaux sociaux par les salariés.

De la bonne utilisation des réseaux sociaux

Les problématiques de corporate governance, développées dès les années 2001, ont transformé les rapports de l’entreprise avec ses parties prenantes, instances dirigeantes comme salariés. Les entreprises se sont dotées de codes éthiques et autres chartes de bonne conduite, et sont aujourd’hui amenées à repenser la communication de leurs valeurs internes face à la progression du tout-numérique. Dans quelques importantes sociétés internationales, la création d’une charte des réseaux sociaux s’est imposée, souvent en complément des chartes relatives à l’utilisation d’internet. Ces règles appellent à une utilisation raisonnable et raisonnée des réseaux sociaux, afin non seulement de sensibiliser les salariés à la perte de productivité que peut engendrer une activité régulière sur les plateformes sociales, mais également de prévenir tous débordements dans les propos tenus par ces derniers en lien avec leur entreprise. Les salariés sont ainsi enjoints à un devoir de réserve sur les sites de partage d’informations, tant du point de vue de la publication de propos dénigrants, que de celui de la transmission d’informations confidentielles concernant leur entreprise.

L’article L1121-1 du Code du travail impose le respect des libertés individuelles et collectives des salariés, auxquelles il ne peut être apporté de restrictions que si elles sont justifiées par la nature de la tâche, et proportionnées au but recherché. En outre, l’employeur, s’il souhaite mettre en place des outils de surveillance, devra en informer les salariés au préalable, et recueillir l’aval du comité d’entreprise. Par ailleurs, les juges retiennent une présomption de professionnalité aux connexions internet établies depuis le lieu de travail : les employeurs sont donc en mesure de consulter l’historique de l’activité de leurs salariés, et ce sans devoir requérir leur consentement. Le droit de critique et la liberté d’expression des salariés trouvent donc leurs limites dans l’encadrement apporté par leur entreprise à l’usage d’internet.

Face aux affaires médiatisées des « licenciements Facebook », la CNIL a également pris le parti en 2011 de publier un guide intitulé « Maîtriser les informations publiées sur les réseaux sociaux ». Cette fiche pratique a pour objectif affiché de fournir des conseils aux salariés sur les précautions à prendre dans le cadre de l’utilisation des médias sociaux, et de favoriser une prise de conscience collective des risques que peut comporter ce type d’outils. La CNIL a réalisé, dans cette perspective, une vidéo présentant les différentes étapes à suivre pour faire bon usage des paramètres de confidentialité offerts par Facebook et ainsi parvenir à dissocier efficacement contacts personnels et professionnels.

A travers l’actualité fournie relative à l’usage des réseaux sociaux au travail, se confirme, pour l’entreprise, l’enjeu de la maîtrise de sa présence sur internet : la volonté de construire une identité numérique positive auprès du public ne peut être mise en pratique que par la prévention des risques d’atteinte à son « e-réputation », et par la mise en place de politiques précises et rigoureuses de gestion de l’image, de sensibilisation de ses équipes. Ces actions devront nécessairement s’accompagner d’une protection juridique adaptée.

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Saint Valentin : Dites-le avec des fleurs… mais pas n’importe lesquelles !

Publié par Alexandra ANDRE le 9 février 2012

 AVIS D’EXPERT  - Par l’équipe de Greenflex 

47 % des Français déclarent fêter la Saint Valentin : chaque année la fête des amoureux nous incite à se creuser la tête pour trouver un cadeau original pour notre cher et tendre. Pourtant sur le podium des cadeaux les plus offerts à cette occasion, trois grands classiques : le bouquet de fleurs (22%), le diner au restaurant (19%) et le bijou (8%).

Cadeaux  agréables certes, mais qui ne sont pas sans conséquence sur l’environnement.

Acheter un bouquet de 25 roses aurait le même impact en termes d’émissions de Gaz à effet de serre que de parcourir 20 kilomètres en voiture !

Nous nous sommes penchés sur l’impact carbone du cadeau préféré des Français  le 14 février : le bouquet de roses rouges, qui, s’il fait toujours plaisir, n’est ni très original ni très écolo.

La rose est la fleur dont la culture se développe le plus sur le plan mondial, principalement aux Pays-Bas, en Espagne, en Israël et au Kenya. En France, seuls 300 hectares sont alloués à la culture de la rose, principalement dans le Var.

L’hiver, les millions de boutons offerts à travers l’Europe proviennent à 70% du Kenya  où les roses sont produites et coupées. Elles sont ensuite envoyées vers la bourse aux fleurs d’Amsterdam, par avion. Achetées par de grandes enseignes avec la mention ‘made in Hollande’, elles sont réexpédiées en France, au Royaume Uni, en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Russie, en avion encore4 : cela représente  570 à 1580 g de CO2 émis par tonne de roses et par kilomètre.

Notons que la rose néerlandaise est encore plus impactante car elle est produite sous des serres chauffées et éclairées 24h/24 ! Ainsi au total, malgré le transport, une rose kenyane émet 0,355 kg de C02 contre 0,670 kg pour une rose néerlandaise.

Un rapide calcul pour les Français romantiques : environ 1 million de bouquet de roses sont offerts : à raison de 20 roses par bouquet nous estimons le nombre de roses offertes pour la Saint Valentin à 20 millions. Comme 70% d’entre elles viennent du Kenya, on peut estimer leur impact carbone à  près de 9 000 tonnes de CO2.

Outre l’impact carbone, les fleurs Kényanes sont produites de manière peu écologique notamment à cause de l’utilisation de pesticides qui engendrent des risques sanitaires. Ces pesticides empoisonnent l’eau et par conséquent la faune, la flore ainsi que les habitants. Les roses, très consommatrices d’eau assèchent notamment peu à peu le lac Naivasha.

« Dites-le avec des fleurs… bio ! »

Un peu plus difficile à trouver, les fleurs biologiques garantissent un impact minimisé sur l’environnement, avec une production sans pesticides, sans engrais chimiques et sans OGM.

On peut également les choisir équitable  avec des roses labellisées Max Havelaar, cultivées selon les règles du commerce équitable.

Les bijoux éthiques, ‘meilleurs amis de la femme’… et de la nature !

Si comme 8% des Français vous optez pour un bijou :

La production mondiale d’or par an s’élève à 2000  tonnes. Et celle-ci n’est pas sans conséquences : conditions sociales des mineurs souvent déplorables, exploitation des ressources naturelles par les grandes compagnies minières, pollution au cyanure et au chlore (substances utilisées pour séparer l’or des impuretés) des sites.

Après le coton, le chocolat ou le café, le commerce équitable tente de convertir l’or. Pour gâter votre bien aimé vous pouvez vous fier aux joailliers réunis au sein de l’association « RJC » (responsible jewellery council). Boucheron, Cartier, Chopard ou encore Piaget, membres du RJC, s’engagent à respecter les droits de l’homme, les pratiques sociales et environnementales et cela d’une manière transparente et responsable dans l’industrie de la mine et du commerce de détail.

Par ailleurs, en 2010, a été labellisé pour la première fois de l’or équitable par le certificateur FLOCERT ; ce label garantit une production  « où composants chimiques et produits contaminants sont bannis du processus d’extraction ».

Restaurant : évitez la note carbone trop salée !

Au restaurant, choix de produits frais et de saison, cuisine artisanale et locale sont autant de solutions pour diminuer l’impact carbone d’un dîner en tête à tête. A condition de s’y rendre en utilisant un moyen de transport doux (et romantique ?). Nous développerons ce sujet plus précisément dans un prochain sujet !

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[1] Près de la moitié (47%) des Français de 18 ans et plus pensent fêter la Saint Valentin. Tns-SOFRES http://www.tns-sofres.com/espace-presse/news/B2DA9012F5A0478DA39D36BA229AF565.aspx

[2] Le marché des roses. Consoglobe http://www.planetoscope.com/lamour/69-nombre-de-bouquets-de-roses-achetes-en-france.html

[3] Monceau Fleurs : « les fleurs vendues en février sont surtout des roses rouges (70% des ventes) » http://www.boursereflex.com

[4] Le Kenya voit la vie en roses LEXPRESS.fr http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/le-kenya-voit-la-vie-en-roses_496123.html

[5] Nos roses de la Saint-Valentin assèchent un lac au Kenya http://ecologie.blog.lemonde.fr

[6] Le marché des roses. Consoglobe http://www.planetoscope.com/lamour/69-nombre-de-bouquets-de-roses-achetes-en-france.html

[7] Le marché des roses. Consoglobe http://www.planetoscope.com/lamour/69-nombre-de-bouquets-de-roses-achetes-en-france.html

[8] Sur les 22 millions de bouquets achetés chaque année, 5% le sont pour la Saint Valentin : Le marché des roses. Consoglobe http://www.planetoscope.com/lamour/69-nombre-de-bouquets-de-roses-achetes-en-france.html

[9] Ethiflora. http://www.ethiflora.fr/

[10] L’or est-il éthique ? http://www.consoglobe.com/ethique-4100-cg

[11]  http://www.responsiblejewellery.com/

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La Redoute contre-attaque et surfe sur l’effet homme nu

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 2 février 2012

Le fail de l’homme nu apparaissant en arrière-plan d’une photo avec des enfants portant des produits de la Redoute a fait couler beaucoup d’encre. Le buzz généré a touché autant les médias sociaux que les médias traditionnels. La toile en a ri, débattu, certains ont été choqués, d’autres dubitatifs. Quoi qu’il en soit, comme le précise l’agence Relatia dans une étude spéciale sur cette affaire, très rapidement, grâce à la transparence de la Redoute dans sa réponse et à une bonne gestion de crise, l’ensemble des réactions positives dépassent les négatives. Le Bad Buzz annoncé et attendu le 4 janvier 2012 devient un Good Buzz.

Face à ce bilan, la Redoute aurait pu en rester là. Mais au contraire, elle a décidé de continuer à communiquer, de surfer sur ce buzz autour de son nom. En effet, ce 1er février, presque un mois après le buzz, la Redoute met en scène Anne-Véronique Baylac, sa directrice  E-Commerce et Développement dans une vidéo amusante.

Qu’y voit-on ? Mme Baylac s’excuse à nouveau pour la photo de l’homme nu et explique qu’il existe dans le catalogue en ligne d’autres photos contenant des erreurs “involontaires”. A titre d’exemple, la vidéo dévoile la photo d’une famille dans une piscine avec un crocodile ouvrant tranquillement la gueule.

1 – Une mécanique pertinente

C’est une belle récupération de l’effet homme nu. Ce buzz est réutilisée pour faire à nouveau parler de la Redoute. Le jeu concours, pour lequel la Redoute s’offre d’habiller de pied en cap ceux qui l’aide à trouver les erreurs, est bien conçu et doit permettre aux internautes de naviguer sur les différentes fiches produits du site et donc de s’attarder, à tout le moins de découvrir, l’ensemble du catalogue.

C’est une belle visibilité, un bon moyen de générer du trafic et pourquoi pas de récupérer quelques ventes au passage…

2 – Les Internautes ont-ils une bonne mémoire ?

Sur le web tout va très vite. Les flux d’informations sur les sites internes, sur les médias online, sur les profils Facebook, sur les comptes Twitter laissent peu de place et d’espace pour qu’une information se démarque. Et, à l’instar de ce que démontrait George Orwell en son temps, on a tendance à penser que l’Internaute, bombardé par le contenu informatif et promotionnel, a une faible mémoire.

De plus, la durée de vie d’un buzz est souvent limitée. Comme l’explique Andria Andriuzzi, responsable médias sociaux de l’IAE Paris dans un témoignage publié sur un des blogs d’Olivier Zara, un buzz a un temps de vie très court. D’autant plus qu’il doit faire face à d’autres buzz qui peuvent venir prendre sa place.

Dans cette opération, La Redoute fait un pari, celui que les internautes se souviendront de son buzz et que l’intérêt que cette histoire d’homme nu a pu généré, générera d’autre buzz, d’autres commentaires, d’autres retweets.

3 – Quels leviers ?

La question qu’on peut se poser est : est-ce que ce pari sur la mémoire des internautes et la mécanique du jeu peuvent suffire ?

La réponse nous semble être clairement non. Il faut mettre en place d’autres leviers de communication pour donner de la visibilité à l’opération.

Au soir de ce 1er février, aucune mention n’apparaît sur le site de la Redoute. C’est dommage. Ca pourrait inciter des internautes qui visitent le site pour faire leurs achats (et ne suivent peut-être pas l’actualité de la Redoute sur les médias sociaux) de participer et de fouiller le catalogue.

En fait, La Redoute a choisi la communauté et les médias sociaux pour communiquer. La vidéo a été publiée sur sa page Facebook qui compte plus de 730.000 fans. En trois heures, elle a généré 255 partages, 177 commentaires, presque 200 likes.

La vidéo a également été publiée sur Twitter à destination de ses 146.000 followers. Dans ce réseau social qui compte beaucoup de professionnels du web, de la communication et du marketing, les retours sont plutôt positifs.

Quand à YouTube, où la vidéo est aussi hébergée, les statistiques indiquent un peu plus de 300 vues en 3 heures…

Le buzz est amorcé… mais tiendra-t-il ses promesses dans les prochaines heures ? Wait and see…

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Etude Relatia – Dynvibe: Impact et mesure de l’effet d’un homme tout nu sur Internet

Publié par Alexandra ANDRE le 1 février 2012

Le 14 janvier, un homme nu fait son apparition sur le site de La Redoute…

 En dehors de la résolution du mystère «comment cet homme nu est arrivé là…?», et au vue des multiples détournements du buzz par les internautes ou autres marques, quel impact a réellement eu ce buzz sur le Net, quels enseignements en tirer pour sa stratégie Social Médias…

C’est ce que RELATIA, agence S-CRM, s’est attaché à analyser avec sa plateforme DYNVIBE, outil de reporting et des tendances sur Internet.

Il était une fois… un buzz…


Le 14 janvier 2012, les internautes découvrent avec stupéfaction sur le site de La Redoute, au détour d’une photo illustrant une collection de tee-shirts pour enfants, un homme nu sortant de l’eau en arrière plan…

Immédiatement, les internautes s’emparent de ce buzz, sans compter de nombreuses marques qui le détournent allègrement pour amuser leurs fans et amis !

Le buzz de l’homme tout nu vient de démarrer !

Du Bad au Good Buzz…

Au sein d’un seul Buzz, 2 grandes phases sont identifiables : une première étape avec un boom de conversations à tonalités négatives immédiatement suivie par un second buzz dont les conversations ont montré un ton beaucoup plus positif de la part des internautes.

On constate en effet dans un premier temps et grâce à la plate-forme Dynvibe que le pic des conversations négatifs est atteint très rapidement en 24h pour… redescendre aussitôt.

Mais très vite, les conversations positives débarquent sur la toile lorsque La Redoute présente ses excuses.

De plus, Les détournements réalisés par les internautes et autres marques participent à créer un véritable good buzz avec des pics de conversations dont les tonalités pleine d’humour sont désormais associées au mot clé La Redoute.


L’impact sur les médias sociaux en quelques chiffres

D’un point de vue général, le buzz a réellement fait son effet sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, toutes les plate-forme ont été le décor de réactions des internautes et de messages ponctués par La Redoute, confirmant ainsi le rôle clé des médias sociaux dans le dialogue marque – internautes :

➡ Un volume de conversation en hausse de + 1 400 % par rapport à la moyenne quotidienne des conversations habituellement constatée sur le mot-clé «La Redoute»

➡ La communication de la marque débute dès le premier jour du buzz par des excuses présentées via son compte Twitter et sa page Facebook, puis un second message posté sur un ton plus léger le 5 janvier.

  • Twitter, le canal le plus actif !

➡  A l’origine de 70% des conversations, le canal le plus fortement actif dans la propagation du buzz est sans aucun doute Twitter.

  • Sur Facebook, des fans nouveaux, actifs et attirés par le buzz 

➡     Avec 1 100 nouveaux fans, le recrutement au 5 janvier est 10 fois supérieur à la moyenne quotidienne habituellement constatée sur la page Facebook de La Redoute.

➡     Au moment de l’apparition du buzz, un taux d’engagement des fans «légitimes» 17 fois supérieur à la moyenne habituelle. Il est aujourd’hui 20% inférieur à ce qu’il était avant le buzz.

➡  Le niveau d’activité des fans a été multiplié par 6 durant la période de buzz avant de revenir à des niveaux habituels à partir du 6 janvier


Tout est bien qui finit bien !

Au lendemain du buzz, les courbes de suivi de la plate-forme Dynvibe montrent que la crise a été bien gérée, avec calme et dans le respect des internautes : dès le 6 janvier, il ne reste plus que 7 % de conversations négatives et on voit apparaître les prémices du Good Buzz (vision internaute) avec 10% de conversations « positives ».

Au final, un retour à la normale très rapide, une communauté de fans historique qui retrouve rapidement son espace de dialogue et ne manque de réagir de façon naturelle à l’annonce des soldes et autres actualités de la marque.

Le buzz de « l’homme tout nu » perçu comme un vrai Bad Buzz  à son démarrage, laisse finalement une trace d’humour potache pour ce début d’année : et bien heureusement pour le leader de le VPCiste, force est de constater que les internautes aiment s’amuser !

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