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Réputation Globale : Relations Presse et eReputation

Archive pour la catégorie ‘Actualité Web’

La fin du mail pour l’avènement du Social Media ?

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 23 février 2012

Un article du journal québécois le Devoir annonce la mort du mail. Plus que la mort, c’est surtout d’une longue et lente agonie dont il est question. Concurrencé par les applications, les smartphones, les SMS, les médias sociaux, le mail se meurt. Pire, la gangrène qui le touche a un nom : les jeunes. Selon le Devoir, plus que la concurrence des médias sociaux, la désaffection des jeunes, leur manque d’intérêt pour un outil obsolète, pas assez interactif, sont au coeur du processus. Le mail sera bientôt aussi utilisé que le fax.

Au même moment que le Devoir sonnait le glas du mail, Frédéric Cavazza dressait de son côté un panorama des médias sociaux 2012 qui l’amenait à affirmer : on en vient à se demander dans quelle mesure il est encore pertinent de dissocier les médias sociaux et le web.

Ces deux articles nous amènent à quelques remarques.

1 – Le mail bouge encore

La première remarque qu’on peut se faire est la suivante: le mail n’est pas encore mort. Alors ne l’enterrons pas trop vite. Il reste encore un outil de communication qui a fait ses preuves. Certes, il est victime de son succès (spam, mailing, etc.) autant que de ses concurrents les Médias sociaux. Mais sur des bases hyper qualitatives, il peut faire encore de bons taux de clics, d’ouverture et un bon moyen de rejoindre, cibler et informer des interlocuteurs.

2 – Mettre les médias sociaux au coeur de la stratégie

Pourtant, si le mail s’efface, le Social Media lui s’impose. Bien sûr, dans une stratégie multicanal on peut envisager d’avoir recours à une newsletter, mais il faut concentrer ses efforts sur les médias sociaux. Puisque le web et les médias sociaux sont de plus en plus indissociables, toute stratégie d’influence digitale, de visibilité, de buzz ou de notoriété passe indubitablement par un positionnement sur ces médias-là.

Faudra-t-il attendre la fin définitive du mail ou son déclassement évident, pour que tous les annonceurs, les produits, les marques, les institutions, les ONG, les entreprises envisagent leurs communications via les réseaux sociaux, les blogs, la création de contenu et la veille stratégique ? Espérons que non.

3 – Les médias sociaux déjà concurrencés

Par contre, le nouveau roi qui s’impose doit déjà se méfier de son dauphin. Son pouvoir ne sera pas aussi hégémonique que cela. Qui sont les concurrents directs des médias sociaux ? Les applications pour smartphones et autres tablettes qui permettent d’utiliser les communications pour interagir, discuter, commenter, faire de la curation, de la veille, etc. Plus besoin d’utiliser son navigateur, plus besoin d’aller sur le site Facebook pour  publier un commentaire, sur Google.fr pour faire une recherche, sur allocine.com pour réserver un billet de cinéma, il existe déjà des applications pour ça.

La multiplication des applications, de leurs champs d’action, tend à démontrer que toute stratégie social media doit inclure un volet sur les applications.

4 – Susciter l’intérêt

Enfin, au coeur de toute stratégie de communication, l’important reste la mécanique utilisée pour susciter l’intérêt. On le voit souvent, il ne suffit pas d’être sur les médias sociaux, d’avoir une page Facebook et un compte Twitter pour être visible et générer du trafic vers son site. Au contraire, comme le précise Frédéric Cavazza, nous sommes dans un contexte de diversification des médias sociaux, extrêmement dense. Les cibles sont constamment soumises à un bombardement massif d’informations de leurs réseaux, des pages qu’ils suivent, des médias en ligne, des médias sociaux, etc.

Dans ce bruit incessant, il faut attirer l’attention et trouver un moyen de se démarquer, sous peine d’être invisible.

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Bayrou, ce que le web politique dit de lui…

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 20 février 2012

NB: En rédigeant ce genre d’article, vous devez savoir que l’agence a aucun parti pris.

Si la semaine du 3 février il a été surtout question de Claude Guéant, de la sortie du député Letchimy contre le ministre de l’Intérieur et d’Eric Woerth, toute cette agitation ne doit pas faire oublier un élément stratégique, pour ne pas dire capital pour la prochaine campagne : l’absence possible de Marine Le Pen qui, sans les 500 signatures, ne serait pas candidate au scrutin présidentielle.

Cette situation inquiète à droite autant qu’à gauche. Mais elle permet surtout de remettre François Bayrou sur le devant de la scène. Alors qu’il talonne Marine Le Pen dans les sondages, l’abandon par défaut de cette dernière ferait de facto de Bayrou le troisième homme. Il récupérerait d’un coup d’un seul cette position qu’il avait endossée au soir du premier tour de 2007. Et, dans un contexte d’affaiblissement du candidat Sarkozy, du vide au centre-droit, il pourrait attirer du vote de droite et créer la surprise…

Mais sur le web, qu’en est-il ? Pour se livrer à cette analyse, nous utilisons le logiciel Conversation d’eCairn au sein duquel nous suivons une blogosphère politique regroupant des citoyens, des élus, des sections/cellules locales et nationales de partis, des médias, des associations. Au total, c’est plus de 2500 sources qualifiées – quotidiennement enrichies – qui nous permettent de mesurer non pas le bruit mais les conversations, de comprendre ce que disent tous ceux qui se passionnent et écrivent sur la politique.

Le troisième homme… mais loin derrière

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, François Bayrou arrive juste derrière Marine Le Pen dans le nombre de discussions et de publications le citant. Dès lors, si Marine Le Pen saute, il se retrouve bien en troisième position. Mais il reste loin derrière les deux principaux candidats.

Pour la semaine du 29 janvier au 4 février, le volume de citations de François Bayrou ne représentait que 20% des citations totales de Nicolas Sarkozy et 33% de François Hollande. Et si on compare à Marine Le Pen, Bayrou est cité deux fois moins.

Si Marine Le Pen disparaissait de la campagne, sur le web, Bayrou serait un troisième homme peut présent, complètement effacé par les deux champions de droite et de gauche.

Qui parle de Bayrou ?

C’est indubitablement la question à se poser. Si Bayrou peut prétendre rassembler à droite, on devrait en voir les prémisses dans le discours des blogs et sites classés à droite. Il devrait s’immiscer, ses discussions devraient être discutées.

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, sur les dernières semaines, c’est surtout la blogosphère de gauche qui a le plus parlé de Bayrou, tandis que la droite se place en troisième position pour ce qui est des citations du chef du MoDem.

Paradoxalement, l’extrême-droite est plus active que la droite… paradoxalement ? Pas vraiment… Bayrou n’est pas le concurrent du FN sur l’électorat et l’idéologie. Mais par contre, en terme de voix, d’intentions de vote, il fait du tour à Marine Le Pen. Il ne peut qu’exciter la verve des militants d’extrême-droite.

Que dit-on de Bayrou ?

Les volumes de citations sont une chose, mais encore faut-il pouvoir les qualifier.

A droite, Bayrou est surtout vu comme le président du MoDem, un candidat un peu seul dont les thèmes de campagnes sont le made in France, produire en France. Il est intéressant de voir que François Bayrou est très souvent associé à son concurrent centriste Hervé Morin dans les conversations de la blogosphère la plus à droite. Par contre, il l’est un peu moins avec l’autre centriste connu : Jean-Louis Borloo du Parti radical.

On retrouve également d’autres thèmes de bataille propres à François Bayrou ; la dette et les finances publiques, l’Europe avec le traité de Lisbonne, l’Union européenne. Mais c’est à peu prêt tout. A part ces éléments, les sorties de Bayrou, son programme ne sont pas plus détaillés que cela. Il y a semble-t-il une indifférence légèrement favorable à l’égard du président du MoDem, une sympathie idéologique sur certaines questions européennes ou économiques (il est libéral et pas à gauche)… mais  rien qui laisse à penser une adhésion ou un intérêt marqué pour François Bayrou.

A gauche, les choses sont différentes. On a vu qu’on parlait plus du candidat centriste dans la blogosphère de gauche. Mais pas d’indifférence tranquille, de ce côté-là. Si le Made in France et l’Europe sont encore présents, cette fois, Bayrou est plus positionné à droite. Il est le plus souvent associé à Dominique de Villepin, candidat de droite, et l’expression droite au pouvoir ressort régulièrement, tout comme on a pu rencontrer les termes homme de droite. Mais surtout, la position de Bayrou sur la hausse de la TVA sociale a marqué les esprits à gauche et semble l’avoir ancré dans leur esprit comme un ennemi de la gauche. Bayrou est cité sur les questions de baisse des cotisations sociales, d’impôt sur le revenu ou sur le pouvoir d’achat, c’est-à-dire sur des questions qui interpellent et intéressent la gauche. Or son programme ne le pose pas dans les mêmes cadres idéologiques et propositions que celles de la gauche…

En conclusion, si l’absence du FN à la présidentielle, impose François Bayrou comme le troisième homme, rien n’est encore fait dans la blogosphère politisée. Il reste un candidat moins visible dont les uns – à droite – regarde de loin et les autres – à gauche – en font en candidat de droite, loin de l’image du candidat ni à gauche, ni à droite qu’il revendique depuis 5 ans.

Mais, à ce stade de la campagne, rien n’est joué. Dans les mois qui viennent, la blogosphère peut rapidement diversifier ses points de vues et revoir son intérêt pour le candidat Bayrou. Quoi qu’il en soit, il convient pour lui de rendre plus visible ses éléments de campagne et de sortir du Made in France.

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Sexe, marketing et vidéo : Ren va là où on ne l’attendait pas

Publié par Camille Gras le 14 février 2012

Remarqué lors de ma petite revue de blogs matinale : je vous prédis un joli buzz, déjà bien entamé au Royaume Uni, sur la vidéo “Love clean skin” par Ren, tout du moins dans la blogosphère beauté où cette marque de cosmétiques dédiée au soin de la peau bénéficie déjà d’une bonne notoriété.

L’objet du délit ? Une vidéo montrant un couple faisant l’amour, et surtout, sa version interdite aux moins de 18 ans :

Réactions sur la blogosphère française : “Bientôt, ils vont nous faire acheter de la crème avec du porno !“, “si je ne vous avais pas dit que c’était une pub pour une marque de cosmétiques, l’auriez vous deviné?” ou encore “une chose est sûre : c’est inattendu et différent“.

Mal perçue, la campagne Ren ? Il est encore un peu tôt pour le dire : sur Youtube à l’heure à laquelle j’écris cet article, les “j’aime” sont encore largement majoritaires par rapport aux “je n’aime pas”. Pour moi cependant, une question s’impose déjà : jusqu’à quel point faut-il vouloir s’éloigner de ce qui est attendu en marketing ? Sur ces articles, ce n’est pas tant que la vidéo montre du sexe qui fait parler, que le lien mal perçu entre la campagne et son objet (une marque de cosmétiques donc). Le message est donc mal passé, puisque pour Ren, il s’agissait de célébrer la peau – rien de si éloigné de ses produits ! Et finalement, ne joue-t-on pas toujours sur la séduction dans les messages publicitaires autour des produits de beauté ?

De mon côté, je trouve l’initiative assez réussie au final : Ren a réussi à sortir des codes habituels et à faire réagir des influenceurs. A la clé, peut-être une chance d’être une marque reconnue et identifiée au delà des connaisseurs de cosmétiques… Mais ce n’est pas à la portée de tout le monde : à trop vouloir être décalé, est-ce qu’on ne prend pas le risque de se distancer de plus en plus de sa véritable cible ?

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Etude Relatia – Dynvibe: Impact et mesure de l’effet d’un homme tout nu sur Internet

Publié par Alexandra ANDRE le 1 février 2012

Le 14 janvier, un homme nu fait son apparition sur le site de La Redoute…

 En dehors de la résolution du mystère «comment cet homme nu est arrivé là…?», et au vue des multiples détournements du buzz par les internautes ou autres marques, quel impact a réellement eu ce buzz sur le Net, quels enseignements en tirer pour sa stratégie Social Médias…

C’est ce que RELATIA, agence S-CRM, s’est attaché à analyser avec sa plateforme DYNVIBE, outil de reporting et des tendances sur Internet.

Il était une fois… un buzz…


Le 14 janvier 2012, les internautes découvrent avec stupéfaction sur le site de La Redoute, au détour d’une photo illustrant une collection de tee-shirts pour enfants, un homme nu sortant de l’eau en arrière plan…

Immédiatement, les internautes s’emparent de ce buzz, sans compter de nombreuses marques qui le détournent allègrement pour amuser leurs fans et amis !

Le buzz de l’homme tout nu vient de démarrer !

Du Bad au Good Buzz…

Au sein d’un seul Buzz, 2 grandes phases sont identifiables : une première étape avec un boom de conversations à tonalités négatives immédiatement suivie par un second buzz dont les conversations ont montré un ton beaucoup plus positif de la part des internautes.

On constate en effet dans un premier temps et grâce à la plate-forme Dynvibe que le pic des conversations négatifs est atteint très rapidement en 24h pour… redescendre aussitôt.

Mais très vite, les conversations positives débarquent sur la toile lorsque La Redoute présente ses excuses.

De plus, Les détournements réalisés par les internautes et autres marques participent à créer un véritable good buzz avec des pics de conversations dont les tonalités pleine d’humour sont désormais associées au mot clé La Redoute.


L’impact sur les médias sociaux en quelques chiffres

D’un point de vue général, le buzz a réellement fait son effet sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, toutes les plate-forme ont été le décor de réactions des internautes et de messages ponctués par La Redoute, confirmant ainsi le rôle clé des médias sociaux dans le dialogue marque – internautes :

➡ Un volume de conversation en hausse de + 1 400 % par rapport à la moyenne quotidienne des conversations habituellement constatée sur le mot-clé «La Redoute»

➡ La communication de la marque débute dès le premier jour du buzz par des excuses présentées via son compte Twitter et sa page Facebook, puis un second message posté sur un ton plus léger le 5 janvier.

  • Twitter, le canal le plus actif !

➡  A l’origine de 70% des conversations, le canal le plus fortement actif dans la propagation du buzz est sans aucun doute Twitter.

  • Sur Facebook, des fans nouveaux, actifs et attirés par le buzz 

➡     Avec 1 100 nouveaux fans, le recrutement au 5 janvier est 10 fois supérieur à la moyenne quotidienne habituellement constatée sur la page Facebook de La Redoute.

➡     Au moment de l’apparition du buzz, un taux d’engagement des fans «légitimes» 17 fois supérieur à la moyenne habituelle. Il est aujourd’hui 20% inférieur à ce qu’il était avant le buzz.

➡  Le niveau d’activité des fans a été multiplié par 6 durant la période de buzz avant de revenir à des niveaux habituels à partir du 6 janvier


Tout est bien qui finit bien !

Au lendemain du buzz, les courbes de suivi de la plate-forme Dynvibe montrent que la crise a été bien gérée, avec calme et dans le respect des internautes : dès le 6 janvier, il ne reste plus que 7 % de conversations négatives et on voit apparaître les prémices du Good Buzz (vision internaute) avec 10% de conversations « positives ».

Au final, un retour à la normale très rapide, une communauté de fans historique qui retrouve rapidement son espace de dialogue et ne manque de réagir de façon naturelle à l’annonce des soldes et autres actualités de la marque.

Le buzz de « l’homme tout nu » perçu comme un vrai Bad Buzz  à son démarrage, laisse finalement une trace d’humour potache pour ce début d’année : et bien heureusement pour le leader de le VPCiste, force est de constater que les internautes aiment s’amuser !

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Twitter entre outil conversationnel et flux RSS

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 9 janvier 2012

Dans son livre intitulé L’Effet Whuffie, publié en Amérique du Nord en 2009, Tara Hunt posait Twitter comme un outil conversationnel extraordinaire entre les individus mais également entre les marques et les consommateurs. Or, en novembre 2011, une étude du Pew’s Research Center a analysé les contenus de tweets de 13 des plus importantes sources d’information US mais aussi de journalistes indépendants. Il en est ressorti que 93% des tweets contenaient des liens pointant vers le site appartenant à l’émetteur du message contre seulement 6% de tweets ne contenant pas de liens et, donc, étant plus conversationnels.

Ce résultat illustre donc une utilisation de Twitter aux antipodes de ce que pouvait envisager et promouvoir Tara Hunt il y a encore deux ans.

Cet état de fait semble être généralisé. Il suffit de jeter un oeil aux comptes de marques mais aussi à de nombreux comptes d’utilisateurs individuels. L’aspect social et conversationnel de Twitter n’est pas entré dans les moeurs ou, à tout le moins, est limité à des retweets (RT), des remerciements de RT, etc.

En ce qui concerne les marques, il y a clairement un manque de lien social avec les followers.

Certes, le compte twitter d’Aéroports de Paris peut-être cité en exemple. Nous avons rapidement analysé son taux d’engagement de la conversation. Sur 15 jours, entre le 22 novembre et le 4 décembre 2011, 25,80% des 62 tweets publiés répondaient à des Twittos, les interpellaient ou les retweetaient. Ce résultat est égal au taux de tweets ne traitant pas directement d’ADP mais d’informations diverses (actualité de compagnies, trafic sur l’A6B, etc.). Et finalement le taux de tweets ayant pour sujet l’actualité d’ADP (ouverture de magasins, grèves, ateliers et activités) n’est que de 48,40%. Malheureusement, cette stratégie conversationnelle d’ADP fait figure d’exception. Comme le rappelait Claude Monnier, lors d’un petit-déjeuner sur les réseaux sociaux et le recrutement 2.0, Twitter est souvent utilisé par les marques comme des flux RSS “sociaux” où on pousse de l’information uniquement liée à l’entreprise qu’on veut publiciser, en espérant qu’elle soit retweetée.

Mais concrètement, est-ce que Twitter est un espace de conversation ?

Pas facile d’engager la conversation quand il est difficile d’être vu par ses cibles et ses clients. Or, c’est un des principaux problèmes de Twitter : l’information y est hautement périssable. Sa durée de vie est très limitée et elle a une fâcheuse tendance à se perdre dans le flux de tweets et de publication des autres Twittos.

Il faut aussi se demander si la cible, à tout le moins les clients, de la marque sont présents sur ce réseau social. Or, les dernières statistiques illustrent bien que, même si Twitter croît en France, il n’est pas encore un acteur majeur. Selon Médiamétrie, en septembre 2011, Twitter se plaçait à la 11ème place des médias sociaux et blogs les plus consultés en France. De plus, en décembre 2011, le site de microblogging ne compte que 3.6 millions d’utilisateurs en France, soit un taux de pénétration de 6% contre 38% pour Facebook.

Un autre élément qu’il faut prendre en compte est la volonté d’engagement des Twittos avec les marques. Selon une récente étude TNS-Sofres, 59% des Français ne souhaitent pas s’engager avec les marques sur les médias sociaux. Difficile d’échanger, de converser si les cibles ne sont déjà pas intéressées par le conversationnel.

N’oublions pas également que la limite des 140 caractères peut vite devenir un obstacle lorsqu’on veut discuter. Il faut être succinct, bref, alors que l’engagement de la conversation peut demander plus qu’une poignée de caractères.

Quant aux nouvelles pages Twitter pour les entreprises, elles augmentent la visibilité de la marque, lui permettent de mettre l’accent sur un tweet en particulier mais elles n’apportent aucune amélioration en matière de conversation.

Dans ces conditions, faire du pushing d’information reste le plus simple pour les marques présentes sur Twitter.

Cela ne veut clairement pas dire qu’il est déconseillé d’aller sur Twitter, ou qu’y être présent n’a aucun intérêt. Disons qu’il faut envisager la présence d’une marque sur le site de microblogging en prenant en compte ces éléments et évaluer la pertinence de se positionner sur ce média social. Il est dés lors important de bien cibler les raisons pour lesquelles elle souhaite être présente sur Twitter : occuper l’espace, diffuser de l’information, rajeunir ou moderniser son image, etc..

Mais si elle ne souhaite pas engager la conversation, la marque doit tout de même être prête à répondre à des interpellations de Twittos, à réagir en cas de crise ou de bad buzz. Une question ou une remarque d’un utilisateur de Twitter qui resterait sans réponse, sans réaction pourrait avoir des conséquences négatives sur l’image de la marque. Alors si Twitter ne s’impose pas comme un outil conversationnel, la conversation ne peut pas être évacuée. Elle reste présente et doit être incluse dans toute réflexion stratégique.

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Point sur les prochaines évolutions Google + annoncées pour 2012

Publié par Alexandra ANDRE le 24 novembre 2011

Lors de la conférence CrushIQ qui a eue lieu la semaine dernière à Washingthon DC, Tae Kim, responsable des partenariats stratégiques chez Google, a entre autre, annoncé les améliorations prévues en 2012, pour les pages de marques, sur Google + qui compte actuellement 250 entreprises.

  • D’ici à 6 mois, Google+ sera un réseau social différent de ce qu’il est aujourd’hui en raison d’une meilleure intégration avec la suite entière des produits Google.
  • La gestion multi-administrateurs est annoncée pour le 1er trimestre 2012.
  • De nouveaux outils seront lancés pour une meilleure gestion des cercles.
  • Une entreprise doit ajouter le badge+ sur son site et avoir beaucoup d’abonnés afin d’obtenir le statut de marque vérifiée.
  • Adwords sera également intégré dans G+ mais la monétisation de la plateforme n’est pas la priorité de Google pour l’instant.
  • Des efforts importants sont entrepris afin que la plateforme soit fonctionnelle à 100% pour les mobiles.
  • L’application Iphone sera revisitée pour apporter les mêmes ressources que celle d’Android.
  • Le signe « + » pourra être utilisé sur Google pour trouver des pages ou des personnes.

L’ensemble de ces améliorations sont pour la plupart plus qu’attendues par les marques. En effet, certaines des fonctionnalités mises en place actuellement, sont de vrais freins, notamment le fait de ne pouvoir avoir qu’un administrateur par page. Prendriez-vous le risque de confier la gestion de votre page entreprise à une personne qui pourrait partir du jour au lendemain de votre société. Comment s’assurer de récupérer alors l’administration de votre page ?

Pour rappel, Google a intentionnellement lancé un produit non fini afin de ne pas préjudicier l’innovation.

Que pensez-vous de ces ajustements ? Quelles sont les fonctionnalités qu’il manque, selon vous ?

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Conférence Réseaux sociaux: jobboard low cost ou outils de recrutement révolutionnaires ?

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 17 novembre 2011

Ce 17 novembre 2011, le cabinet Aquent et le magazine Stratégie organisaient conjointement un petit-déjeuner sur le web et les RH, et plus précisément sur la place des réseaux sociaux dans le recrutement. Le bilan de cet événement est très positif. Non seulement les conférenciers étaient très bons, mais leurs interventions posaient de vraies questions. Voici un petit florilège des points les plus pertinents et impertinents.

Est-ce que les RH ont une utilisation optimale des réseaux sociaux dans leur recrutement ?

Selon des chiffres présentés pendant la conférence, 40% des DRH utilisent les réseaux sociaux pro (linkedIn, Viadeo) pour recruter, mais pas pour engager la conversation. Non, majoritairement, c’est une base de données intéressante de CV, rien de plus… Par contre, les conférenciers le confirment, ils utilisent le web pour glaner des informations sur les candidats. La googlisation avant un entretien est courante chez les recruteurs… autant que chez les candidats qui googlisent aussi les recruteurs avant de les rencontrer…

En France, côté candidat, Viadeo semble être le principal réseau social pro qui conduise au recrutement… mais LinkedIn se fait damer le pion par… Twitter…

Notons aussi que les réseaux sociaux, même utilisés dans une logique de conversation, sont une étape et que l’on revient toujours au traditionnel entretien téléphonique et à la rencontre physique…

Pourquoi le département RH d’un groupe du CAC 40 développe-t-il une stratégie médias sociaux pour recruter ?

Didier Baichère, DRH de Alcatel Lucent, en a surpris plus d’un en expliquant qu’il est difficile de faire un recrutement de qualité quand on est un grand groupe du CAC 40. En fait, les groupes du CAC 40 se concurrencent et, hormis la différence de métier et de secteur qui n’est pas toujours déterminante dans le choix du candidat, ils offrent à peu de choses prêt les mêmes avantages et salaires à des jeunes diplômés.

Alors comment faire pour se différencier ? Pour être plus attirant ? Selon M. Baichère, il faut communiquer sur des valeurs, car elles jouent un rôle plus important dans les choix des candidats d’aujourd’hui. Il faut donc communiquer sur la marque employeur, créer de l’intérêt. Chez Alcatel Lucent, la stratégie réseaux sociaux permet de pallier cette lacune, de souligner les valeurs et d’engager la conversation avec des candidats ciblés. Ainsi, dans ce grand groupe, le département RH a son propre community manager. Les employés sont des ambassadeurs de l’entreprises et peuvent communiquer sur les réseaux sociaux. L’actualité interne de l’entreprise est diffusée sur ces médiums en presque toute transparence.

Faut-il se lancer seul ?

M. Baichère préfère avoir un community manager à l’interne. Néanmoins, il a bien insisté sur l’importance d’être bien accompagné par une agence spécialisée qui maîtrise bien les réseaux sociaux. Cette intervention externe permet de poser les bonnes bases et les bonnes pratiques.

Quel avenir pour les Jobboards ?

Claude Monnier, DRH de Hi Media, pourtant ancien DRH du groupe Monster, l’annonce sans ambage : les Jobboards traditionnels sont morts ou en passe de l’être. Selon lui, les médias sociaux sont l’avenir du recrutement.

Pour M. Monnier, les Jobboards et les Agences de recrutements n’ont rien compris aux réseaux sociaux. D’ailleurs beaucoup les utilisent pour diffuser leurs annonces sans comprendre qu’ils sont autres choses qu’un flux RSS… Même s’ils investissent ces espaces, ils doivent agir autrement et intégrer les nouvelles pratiques.

Finalement, cette conférence passionnante illustre bien que, plus que l’utilisation à la mode CVthèque qu’on peut faire des médias sociaux, il existe une vraie place dans les RH pour une stratégie basée sur l’engagement de la conversation et sur le développement d’une marque employeur diffusant ses valeurs.

Mais il reste un point qui n’a pas été abordé par les conférenciers… à partir du moment où les RH communiquent sur des valeurs, développent la marque employeur, cette dernière est liée à la réputation globale de l’entreprise. Si cette réputation est entachée par une actualité ou un passif qui met à mal des valeurs promues par les RH, les candidats ne seront plus intéressés. Les RH traverseront une crise… Ce que les réseaux sociaux imposent aux entreprises, c’est la cohérence de la communication sur ses valeurs en externe et interne, B2B et B2C.

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Les Golden Blog Awards… on y était !

Publié par Camille Gras le 17 novembre 2011

Pour la deuxième édition des Golden Blog Awards, les organisateurs avaient vu grand : il fallait pas moins que l’Hôtel de ville de Paris pour accueillir la remise des prix qui couronnait deux mois de compétition acharnée où parfois plus de 200 blogs par catégorie se sont disputés les votes de leur lectorat, puis les faveurs des jurés experts dans leur domaine.

C’est dans ce décor prestigieux que se sont retrouvés 1 300 personnes pour assister à la nomination des vainqueurs. On prendra le soutien de la mairie, mais aussi des nombreux partenaires dans les médias (Game One, Métro ou encore FrenchWeb) aussi bien que des marques renommées (Orange, Adidas ou Franck Provost pour ne citer qu’elles) pour preuve de la reconnaissance des blogs dans la culture française. Et parce que nous aussi, nous aimons les blogs, évidemment, nous y étions !

Les gagnants dans chaque catégorie :

On retiendra la forte présence féminine parmi les gagnants et les nombreuses victoire de blogs (ou micro-blogs !) à auteurs multiples. La cérémonie a été un succès que l’on espère voir se renouveler l’année prochaine, et pour finir… Félicitations à tous les participants et … aux organisateurs !

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Twitter : attention, information périssable !

Publié par Camille Gras le 16 novembre 2011

D’une conversation dans les bureaux de Vecteur d’image sur l’autopromotion envoyée massivement en message privé, nous en sommes arrivés à nous poser la question suivante : comment s’assurer que les followers lisent un message sur Twitter ? L’instantanéité de Twitter fait tout son intérêt, mais elle comporte un risque : celui que votre tweet relayant une information pourtant pertinente, ou une offre réellement exceptionnelle soit noyé dans la masse d’autres tweets publiés et que peu de vos followers le lisent.

C’est donc à vous de maximiser les chances que votre tweet soit lu :

  1. En envoyant des messages privés, donc, dont vous êtes quasiment certain que vos followers seront notifiés et qui sont conservés dans la messagerie Twitter, donc plus pérennes. Autre avantage : vous n’apparaissez pas publiquement comme un spammer. Nos impressions : soit vous envoyez des messages automatisés, auquel cas vous courrez le risque que votre follower prenne mal que vous utilisiez des messages non seulement promotionnels,  mais peu personnalisés par dessus le marché. Dans le pire des cas, vous pouvez perdre purement et simplement vos followers… Ou bien vous adressez un message personnalisé “à la main”, à un petit nombre de personnes réellement ciblées qui pourraient être intéressées par votre information ou votre offre. Pourquoi pas, mais alors pourquoi ne pas directement faire une mention directe qui apparaîtra sur votre compte et pourra toucher d’autres usagers également intéressés ?
  2. En tweetant l’information à plusieurs moments de la semaine… Voire de la journée. Le risque : lasser ceux de vos followers qui ont vu passer le même tweet plusieurs fois. Dans ce cas, pensez au moins à varier le texte du tweet !
  3. En programmant vos tweets de sorte à ce qu’ils atteignent vos followers aux moments auxquelles ils sont le plus susceptibles d’être en ligne. Plusieurs services vous offrent cette possibilité : des clients Twitter (des applications ou des sites web extérieurs à Twitter qui vous permettent de gérer vos comptes avec des interfaces différentes et parfois des options complémentaires intéressantes) tels que Hootsuite ou Seesmic, ou des applications comme Twuffer ou encore FutureTweets.

Une étude a établi le meilleur moment pour publier des tweets. Une étude a montré que les retweets atteignaient un pic en fin d’après-midi et que le taux de clic sur les liens tweetés était à son sommet à l’heure du déjeuner. A noter également que le taux de clic est supérieur en milieu de semaine et les week-ends.

Plus simple encore : Buffer vous aide à programmer vos tweets au meilleur moment de la journée et vous fournit ensuite des analytics !

C’est l’option qui me paraît la plus crédible, mais rien ne vous empêche de mixer les trois approches intelligemment ! La règle d’or est simple : ne faites pas ce que vous n’aimeriez pas subir de la part des autres. Par exemple, quelle est votre réaction lorsque vous recevez des messages privés à caractère promotionnel ? Vous arrive-t-il de tweeter plusieurs fois la même information ? Quels sont vos résultats ?

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Paris 2.0 : les éléments à retenir

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 14 novembre 2011

Sur les deux jours très chargés de Paris 2.0, qui se sont tenus les 2 et 3 novembre 2011, que retenir ? Quelles sont les présentations que j’ai trouvé les plus pertinentes ? Le choix est difficile, mais voici un petit florilège.

Sur la conversation

Le 2 novembre, une table ronde intitulée “Dans le grand bruit digital, quelles conversations choisir et comment les alimenter avec du brand content ?” promettait beaucoup. Mais c’est surtout l’intervention de Jérôme Wallut de W & Cie qui, à mon sens, était la plus passionnante.

Tout d’abord, il affirmait que, en cette période de crise, la Conversation était plus attendue, presque un incontournable pour les marques afin de maintenir le lien avec leurs fidèles.

Ensuite, il posait un constat très dur sur les grandes marques françaises et les médias sociaux. Si plusieurs d’entre elles ont fait l’effort de se placer sur les plateformes sociales, aucune n’est allée au bout de sa démarche, c’est-à-dire être réellement en conversation. Mais qu’est-ce que la conversation ? J. Wallut la définissait à partir de 10 mots clés : Ecoute, Considération, Humilité, Cohérence, Proximité, Disponibilité, Transparence, Confiance, Modernité et Envie d’échanger.

Dans la séance de questions/réponses, Jérôme Wallut rappelait que les marques doivent dépasser le marketing pour engager la conversation.

Unleash your fingers

Parmi les études de cas, la stratégie du groupe Heaven pour Samsung et le nouveau Samsung Galaxy SII a su intéresser l’auditoire. La campagne Unleash your fingers a été un véritable succès. Elle reposait sur le Finger Tutting, une danse qui se pratique assis et avec les doigts. Totalement en lien avec la culture web, Heaven a identifié un internaute postant ses chorégraphies sur YouTube et lui a demandé de bien vouloir effectuer sa danse sur une vidéo promotionnelle pour Samsung. Autre point fort de cette campagne : la chorégraphie de l’internaute a été totalement respectée et l’aspect commercial permettant de faire la promotion (discrète) du Samsung Galaxy SII intervient après les 30 premières secondes.

Résultat ? Un vrai buzz pendant l’été 2011 et un grand succès. Un bel exemple qui s’appuie sur les valeurs du web…

On devient tous fans pour Danette…

Danette est un produit qui plait aux Français. L’affect existait bien avant le développement des médias sociaux. L’agence KRDS a su illustrer comment un produit comme celui-là pouvait s’installer sur Facebook et capitaliser sur cet affect, tout en respectant les pages non officielles du produit. Il ressortait surtout de cette présentation l’idée que même si vous êtes une marque connue, avec un fort potentiel, il est essentiel de mettre en place une stratégie d’engagement et de management de votre communauté. Sans cela, le positionnement sur Facebook est un échec.

KRDS a mis en place des applications, des coupons, des jeux pour susciter l’intérêt et maintenir l’engagement. Leur gros coup ? Pour le 1er avril, ils ont lancé une (fausse) Danette au goût Tartiflette qui a su attirer encore plus de fans. Aujourd’hui la page Danette France compte plus de 600 000 fans. Un succès s’il en est…

Dans le cas de Danette ou de Samsung, on retrouve bien les mots clés de Jérôme Wallut pour définir la conversation : Ecoute, Considération, Humilité, Cohérence, Proximité, Disponibilité, Transparence, Confiance, Modernité et Envie d’échanger. La clé d’une bonne stratégie sur les médias sociaux repose certainement sur ces 10 commandements de la marque qui engage la conversation…

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