Blog de l'Agence Vecteur d'Image

Réputation Globale : Relations Presse et eReputation

Archive pour la catégorie ‘Ethique’

Les médias (aussi) sont en campagne

Publié par Marie PEREZ le 16 avril 2012

Les intentions de votes sont souvent tenues secrètes : avant de déposer le scrutin nous n’osons pas toujours dire pour qui nous votons. Cela est probablement dû à plusieurs facteurs :

  • Ne vouloir d’étiquette politique pour éviter les conflits (et encore moins en environnement professionnel, surtout si votre collègue vote le parti adverse)
  • Décision de dernière minute : comme l’a révélé ce week-end un sondage de l’IFOP qui stipulait que la majeure partie des citoyens votants ne se décidait que la semaine précédant le premier tour, voire le matin même.

Mais il y en a d’autres qui l’affichent clairement leur parti, et ce, publiquement. Je fais évidemment allusion aux médias.

Eh oui, à l’heure de la liberté de la presse, il n’en demeure pas moins que celle-ci est sous contrôle… politique.  Petit quizz : pour qui votent les médias ?

  • L’Humanité : Gauche (communiste)
  • Le Monde : Gauche (social démocrate)
  • Le Figaro : Droite
  • Libération : Gauche (social démocrate)

 Finalement, au même titre que les partis se tirent dans les pieds dès qu’une décision est prise par le gouvernement en place ou à l’inverse que le gouvernement crie à l’incompétence quand une idée est émise d’un petit parti, les médias en font de même en valorisant à tout prix leur « chouchou » et réprimant quelconque initiative du camp adversaire, sans même l’analyser. Et s’il y avait du « bon » un peu partout ? N’y a t-il pas que les c… qui ne changent pas d’avis ? 

Dimitri 37 ans, interviewé dans Le Figaro du jour (merci de ne pas voir là quelconque affiliation politique, à l’agence nous sommes tenues de lire TOUS les médias) Dimitri déclare : « Je travaille dans un groupe de média. Le sujet est donc sensible. Mes opinions n’étant pas forcément en phase avec avec la ligne dominante, je fais très attention à ce que je dis ».

D’ailleurs, les journalistes sont-ils recrutés fonction de leur conviction politique ou la sélection se fait-elle « naturellement », à savoir que les journalistes postulent fonction de leur préférence politique ?

 Et vous, pour quel média allez-vous voter ?

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Halte là, tous les professionnels des RP n’en sont pas ! (Tribune de Thierry Wellhoff)

Publié par Alexandra ANDRE le 21 février 2012

Je me permets de reprendre une Tribune rédigée cette semaine par Thierry Wellhoff (Président du Syntec Conseil en Relations Publics) au nom de l’ensemble des agences membres de Syntec Conseil en Relations Publics.

 Je suis totalement en accord avec cette tribune, raison pour laquelle je la retranscris telle quelle sur notre blog.

Parmi les responsables du marketing et de la communication, 68% estiment que leurs métiers sont amenés à connaître de profonds changements. Interrogés dans le cadre d’une étude menée par le Club des Annonceurs durant l’été 2011, la majorité des professionnels du secteur des relations publics considère en effet que le métier vit actuellement une réelle transformation.

Les nouvelles technologies, et plus particulièrement les médias sociaux, bouleversent tout. Outre les médias traditionnels, en crise, s’installent de nouveaux canaux de diffusion. Immédiateté de l’accès à l’information, montée en charge des réseaux sociaux, enjeux de e-réputation, l’environnement des agences est en si profonde mutation qu’elles se doivent sans cesse d’acquérir de nouvelles expertises et d’adapter leurs pratiques. Mais toutes les règles du métier devront-elles être reniées pour autant ?

Profitant de cette mutation et de la confusion que cela  génère, certains opportunistes commercialisent des offres trompeuses. Présentées comme des solutions “low cost” – ce qui n’est pas un problème en soi – ces offres racoleuses percent comme des champignons après la rosée. S’il n’appartient pas à Syntec Conseil en Relations Publics de réguler le marché, c’est le devoir de l’organisation de référence de lui donner les moyens de trier le bon grain de l’ivraie.

Dans un contexte de recherche de maitrise des coûts, ces offres qui proposent beaucoup pour pas cher entretiennent une néfaste confusion sur la valeur et le coût des relations presse pratiquées dans les règles de l’art. Envoyées massivement par mail, elles parviennent directement dans les boîtes aux lettres des décideurs (lorsqu’elles ne sont pas, à juste titre, rejetées pour cause de spam !). Il s’agit de prestations avec un nombre de parutions garanti. Présentées avec un brillant attirail discount, elles s’affichent souvent avec des promotions extraordinaires : “Exceptionnel, -40% cette semaine et cette semaine seulement sur votre campagne de presse !”, parfois même doublées de systèmes de réductions encore plus aventureux : “Vous parrainez un ami ou vous êtes parrainé ? -10% supplémentaires, sacré veinard !”. Utiliser des techniques de marketing éprouvées dans le déstockage de marchandises pour vendre une prestation de conseil, il fallait oser !

Au-delà de la déception qu’elles ne manquent pas de générer, elles contreviennent dangereusement  aux règles déontologiques du métier de relations publics et à sa philosophie qui consiste à investir à la fois dans la qualité du contenu d’information et dans la relation avec les relais d’opinion, à commencer par les journalistes. En fait, loin d’apporter une réponse innovante au besoin grandissant des entreprises de gérer leur écosystème relationnel, elles tirent profit de la confusion qu’elles parviennent à installer sur un marché encore en phase de maturation.  Pernicieuses, elles jettent le discrédit sur l’ensemble de la profession.

Le jour funeste où une campagne d’e-mailing suffira à obtenir une couverture médiatique qualitative et pertinente, les médias seront morts ! Et les relations publics aussi,  sans doute, tant notre sort est lié. Coproducteurs, avec les journalistes, d’une information fiable, utile et sincère, les professionnels des relations publics exercent dans le respect d’un certain nombre de règles déontologiques. Le Code de Venise de 1961, le Code d’Athènes de 1965, le Code de Bruxelles de 2007, tous consolidés par le “Code de conduite” de l’International Public Relations Association, imposent à tous les professionnels une pratique éthique et socialement responsable.

Ainsi, il n’est non seulement pas d’usage, mais encore moins de rigueur, de demander à un journaliste, ni même à un blogueur, de transmettre le message publicitaire d’une entreprise sans adjoindre à cette communication la mention de “Publireportage” et sans rémunérer cette publication au titre d’une simple publicité. Un journaliste n’est pas un simple relais pour les communications d’entreprise. Cible(s) éditoriale(s), particularité du support de diffusion, traitement spécifique de l’information dans le fond comme dans la forme constituent autant d’impératifs qui font des journalistes des professionnels de leur secteur au même titre que les professionnels de la communication.

Imaginez donc le temps perdu et le désarroi engendré face à des boîtes aux lettres assiégées d’informations mal ciblées, souvent non traitées ou tout bonnement inadaptées au média qui les reçoit. Les journalistes sont de plus en plus las. Une seule communication échouée, même via un simple mail, peut désormais suffire à faire déborder le vase d’une rédaction exaspérée. Et dans ce cas, malheureusement, il se peut qu’aucun message du client ne puisse plus jamais passer, blacklisté car taxé d’un mépris qu’il n’a jamais eu pour les journalistes, mais dont aura fait preuve celui à qui il aura confié sa réputation.

Faisant le pari de l’intelligence, Syntec Conseil en Relations Publics en appelle à la responsabilité des entreprises et des institutions tentées de recourir à ces offres trop alléchantes pour être vraies !  Et si on reconnaissait enfin la complémentarité entre les professionnels de l’information (les journalistes) et les professionnels de la communication et des relations publics ?

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Orangina, FreeMobile : quelles pratiques Social Media pour quelle éthique ?

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 15 février 2012

Alors que l’AFNOR et la DGCCRF cherchent à contrer les faux avis, le début de l’année 2012 a été marqué par deux affaires mettant en avant des pratiques un peu douteuses.

En janvier, alors qu’on critiquait ici et là, l’apathie des Community Managers de Bouygues, SFR et Orange devant les réactions suscitées par les forfaits FreeMobile, une Display Manager de Free se faisait passer pour une cliente de Bouygues et SFR et critiquait sur leurs pages Facebook les deux marques concurrentes.

En février, cette fois, c’est le Community Manager de l’agence gérant la page Facebook de la marque Orangina qui est découvert. Il aurait créé des faux profils Facebook et les aurait fait réagir pour augmenter la visibilité des publications sur la Fan Page.

En premier lieu, il est bon de rappeler que si ces affaires font beaucoup de bruit, elles sont aussi dénoncées par la plupart des agences de communication. Nombreux sont les professionnels, qui comme chez Vecteur d’Image, n’ont jamais ne serait-ce qu’envisagé de telles pratiques.

 Toute stratégie de communication et d’influence sur Internet doit répondre aux valeurs du web. Quelles sont-elles ? Honnêteté, transparence, écoute et engagement de la conversation. Aller à l’encontre de ces valeurs c’est non seulement prendre le risque de déclencher une belle crise mais c’est aussi se décrédibiliser, être malhonnête avec ses clients et ses prospects.

 Parfois, Internet a l’air d’un espace vierge où tout est libre, tout est à construire. On a l’impression de pouvoir dire et faire ce que l’on veut. Or, c’est faux. C’est un espace de communication comme un autre. Les prises de paroles inconsidérées peuvent créer de l’intimidation, du harcèlement, peuvent se transformer en poursuites judiciaires pour diffamation.

 Pour les professionnels de la communication, il existe des règles. La DGCCRF l’a récemment rappelé en poursuivant des agences et annonceurs ayant publié des faux avis de consommateurs. L’agence Vecteur d’Image avait d’ailleurs donné son point de vue sur cette question. De plus, l’ARPP, qui regroupe des professionnels de la communication (agences, annonceurs, médias), a défini des règles déontologiques. Celles-ci s’appliquent sans aucune nuance aux réseaux sociaux et particulièrement la déclaration suivante : ”aucune publicité ne saurait engendrer une confusion avec un message émanant d’un utilisateur” .

Cette règle est une règle d’or. Elle devrait être affichée dans tous les bureaux de communicants et chez tous les annonceurs. Et au sein de l’agence Vecteur d’Image, nous l’avons constamment en tête lorsque nous définissons des stratégies pour des clients, lorsque nous engageons la conversation, lorsque nous intervenons au nom d’une marque sur le web. 

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Coup de Gueule : Relations presse low cost, un leurre !

Publié par Alexandra ANDRE le 13 octobre 2011

Suite aux récentes parutions liées à des propositions de relation presse Low Cost, Information Presse & Communication (dont je suis membre), première association du secteur, prend position.

On peut donc aujourd’hui prétendre, en toute impunité, assurer des relations presse pour 39 euros (même pas le prix d’une paire de chaussures !) ?

Au-delà du coup de gueule bien légitime que sont en droit de pousser les professionnels des relations presse, qui savent combien ce métier demande de rigueur, de suivi et d’expertise pour être efficace, on peut s’inquiéter sur le doute que pourrait semer de tels effets d’annonce, chez l’annonceur comme chez les futurs communicants :

-       tentative de dégradation d’un métier par un discount qui ne pourra d’aucune manière tenir ses promesses,

-       tentative de mettre en péril un secteur économique sain, qui en 50 ans a atteint une maturité et un sérieux reconnus,

-       duperie totale sur ce que sont de véritables relations presse,

-       création d’une grande confusion des genres (l’e-mailing n’équivaut pas à des RP et peut tout au plus en être un des outils)

-       mis en péril d’emplois (qui peut salarier et créer des emplois en France à coup de 39 euros la prestation de service annoncée comme stratégique, ciblée et offrant une visibilité privilégiée ?…)

En rappel, les conclusions sur l’atelier Information Presse & Communication du premier Campus de la Communication

(Juillet 2010, http://campusdelacommunication.files.wordpress.com/2011/05/synthese_tableronde_relationspresselowcost.pdf) :

RELATIONS PRESSE LOW COST, LEURRE OU MODELE ECONOMIQUE VIABLE ?

Dans notre métier des relations presse et relations publiques, le low cost est une escroquerie intellectuelle quel que soit le sujet, corporate ou marketing.

Le low cost est un épiphénomène et ne semble pas correspondre à une réalité économique sur le marché français.

Il est synonyme d’amateurisme, de risque, de standardisation, d’industrialisation qui vont à l’encontre de l’essence du métier qui par définition est basé sur des relations de confiance durables.

Il s’agit de ne pas confondre plate-formes de diffusion (n’importe qui peut acheter un fichier presse) et professionnels des relations presse qui doivent fournir un travail de compréhension, d’analyse, de contenu et de conseil très en amont du premier dossier ou communiqué de presse. Ils doivent faire preuve de talent, de créativité et de responsabilité.

Retrouvez plus d’informations sur notre association sur www.infopressecom.org ou suivez nous sur Facebook

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La déontologie des journalistes face à Twitter

Publié par Marie PEREZ le 7 septembre 2011

Les réseaux sociaux s’immiscent sans conteste dans notre vie de tous les jours. Si pour nous, consultants RP et community manager, il s’agit d’un nouveau moyen de communication pour véhiculer des infos à propos de l’agence, des clients, des événements phares, … qu’en est-il du côté de nos chers intermédiaires côtoyés au quotidien, j’ai nommé les journalistes ? Sont-ils pour eux de nouvelles sources d’information qui devanceraient les relances téléphoniques par leur instantanéité ?

Ici je fais surtout allusion à Twitter, qui du haut de ces 140 signes par intervention a déjà réussi à faire plier et réagir plus de marques (Nivea, Nespresso, …) que ne l’aurait fait des milliers de messages laissés sur répondeur dans l’indifférence. Pourquoi ? Parce que les tweets sont publics, laissent des traces indélébiles et peuvent toucher des milliers de personne en 1 clic.

Si le pouvoir de Twitter est donc certain et a déjà conquis 12 millions de personnes dans le monde, est-il pour autant fiable ? Par rapport au téléphone, quand on décroche le combiné, on sait qui est au bout (et avec un peu de chance le numéro s’affiche), mais pour Twitter, c’est l’anonymat qui règne. On a ainsi assisté à la naissance de nombreuses rumeurs, fake, qui peuvent en quelques heures ternir une réputation (ou discrédité un article).

Les journalistes ont évidement conscience des risques encourus mais très souvent dans l’urgence l’attrait du scoop peut prendre le dessus…

Philippe Chaffanjon, directeur de France Info explique de son côté que Twitter est un moyen de transmission, comme le téléphone. Le problème, c’est la source. Quand c’est un journaliste de France Info qui envoie un twitt depuis l’audience Strauss-Kahn à New York, c’est une chance… Il y a aussi beaucoup de twitts dont on ne connait pas la source, alors on ne les utilise pas comme on n’utilise pas toutes les informations qui nous parviennent par téléphone. Comment on gère ces twitts ensuite, c’est une autre question sur laquelle nous travaillons. Il y a aussi l’aspect réseau de twitter…Il faut donc s’adapter et trouver les bonnes réponses au fur et à mesure…” . (http://www.france-info.com/chroniques-le-rendez-vous-du-mediateur-2011-06-24-du-bon-usage-des-reseaux-sociaux-sur-france-info-545871-81-499.html). Ce sujet est donc un vrai dileme et pousse à une réflexion approfondie au sein des rédactions.

Le meilleur moyen pour eux de vérifier l’information, ne reste t’il pas de passer un coup de fil à l’attaché(e) de presse et s’assurer de la véracité de l’information au risque de perdre un scoop ?

Vous pouvez nous suivre sans problème twitter/vecteurdimage.com, tous nos tweets sont vérifiés avant publication :-)

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Les avis consommateurs passés au crible

Publié par Anthony Grolleau-Fricard le 2 septembre 2011

Les avis de consommateurs en ligne ont été une vraie révolution apportée par le web 2.0. Tout un chacun peut commenter, donner son opinion, recommander ou déconseiller des voyages, des produits, des marques.

Ce phénomène des avis d’internautes s’est généralisé au point de devenir un élément essentiel du web. En 2010, 67% des internautes ont rédigé et publié un avis consommateur en ligne.

Mais surtout, l’avis de consommateur est devenu une référence pour ses pairs et joue un rôle important dans l’acte d’achat. En 2010, 93% des internautes les jugent utiles et 86% leur font confiance. Mieux que ça, l’avis de consommateur ne se limite pas à l’achat en ligne. En effet, 81% des internautes qui ont acheté en magasin, sur catalogue ou online ont au moins une fois préparé leur achat sur Internet (Source :Baromètre FEVAD-Médiamétrie/NetRatings sur les comportements d’achats des Internautes 2011). Ils ont donc été consulter les avis de leurs pairs.

Il faut aussi savoir qu’un avis négatif a plus de conséquences qu’un avis positif. Le premier touchera 11 personnes tandis que le second n’en touchera que trois. Et la trace laissée sur Google n’est pas négligeable. Un avis négatif sur un forum peut très bien ressortir en première page de résultat Google et avoir un poids énorme sur la réputation d’un produit.

Quand on connaît ces chiffres, il est plus facile de comprendre l’importance pour les produits et les marques des avis de consommateur. Leur poids est devenu déterminant. Alors, il ne faut pas s’étonner de voir des abus apparaître. Cette semaine, ce sont 5 sites qui ont été poursuivis par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

Bien sûr, la publication de faux avis est condamnable. Elle s’oppose totalement à l’esprit du web 2.0 et, comme le démontre les poursuites lancées par la DGCCRF, elle a des conséquences judiciaires (ce sont des pratiques commerciales trompeuses). Mais est-ce que ces entreprises, ces sites qui pratiquent ces méthodes ont bien conscience des conséquences de ces faux avis sur leur réputation ? Publier un faux avis, c’est indubitablement prendre un risque, c’est mettre en péril sa réputation. Bien souvent, les faux avis sont décelables pour ne pas dire facilement repérables. Ils sonnent faux.

N’oublions pas non plus que si le produit n’est pas à la hauteur de l’avis positif, il pourrait créer beaucoup de commentaires négatifs et de réactions d’autres internautes.

Autrement dit, utiliser les faux avis, c’est jouer avec le feu et mettre d’autant plus en danger sa réputation.

Il y a une maxime japonaise que j’aime beaucoup : une seule stratégie honnête vaut mieux que la somme de tous les stratagèmes malhonnêtes. Sur le web, aujourd’hui, à l’heure de la transparence, elle est plus qu’une maxime. Elle est une règle capitale.

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Dis papa, c’est quoi cette publicité…?!

Publié par mariephilippon le 1 décembre 2010

Quelle ne fut pas la stupéfaction dans les foyers français lorsque en attendant les prestations d’une petite souris nommée Ratatouille, les enfants ont entendu l’effroyable vérité : le Père Noël n’existe pas… Et c’est le Crédit M. qui révèle cette supercherie, vieille comme le monde et célèbre depuis des générations et des générations. 

Les critiques fusent alors, chacun tentant de pointer du doigt le coupable : le banquier, l’agence de pub, la chaîne tv, la souris, le Père Noël…
Le fond de cette presque micro polémique, quasi mini scandale, mais vraie grosse gaffe, est peut-être plus dans le discours des publicitaires, prêts à presque toutes les formules magiques pour nous faire succomber aux produits et services dont ils font les louanges.

L’histoire de la publicité a en effet été très souvent la scène d’affirmations, plus ou moins proches de la vérité, voire souvent très éloignées de celle-ci…
Souvenons nous de cette grande marque de voiture promettant à ces messieurs qu’ils auraient la femme si ils avaient le véhicule en question… Combien de célibataires aujourd’hui au volant de cette berline ?!

La célèbre marque aux encore plus célèbres ambassadrices nous promet un visage tout neuf et 20 ans de moins, juste parce qu’on le vaut bien… Combien de femmes devant leur miroir tous les matins traquant leurs ridules se demandent vraiment si ces petits pots de crèmes le valent bien…?
Le fournisseur officiel de calcium, célèbre marque de lait, nous éclaire sur l’origine de la vie : un petit garçon demandant à son papa “Comment on fait les bébés”, et le papa de se plier à l’exercice délicat qu’est celui d’expliquer à son fils de 5 ans… le contenu d’une bouteille de lait. Combien de parents aujourd’hui encore sont tous les matins piégés par leurs petits s’interrogeant toujours sur ce mystère “Dis papa, comment on fait les bébés” ?!
La chaîne de radio, célèbre par son nom virginal et son mégastorien fondateur Mr Bronson, nous promet de vieillir frais et de rester jeune à condition d’écouter en boucle ses tubes et hits rock’n roll… Cette fontaine de jouvence radiophonique n’a toujours pas rajeunit ni déridé quiconque…
Le grand Ronald McD, fabriquant de petits pains toastés garnis, nous invite à venir chez lui “comme vous êtes”… Pas sûr que certains accoutrements et/ou comportements accèdent tranquillement à son fast-food et combien d’ados téméraires ayant pris Ronald au mot, se sont fait refouler de ses restaurants ?! 

La vérité est-elle toujours bonne à dire dans la publicité, à savoir que non : avoir telle voiture ne garantira pas d’avoir telle femme, qu’une dose de cette crème sur les pattes d’oie n’assurera pas le retour du regard de nos 20 ans et que venir en maillot de bain chez Ronald McD. nous promet un grand moment de solitude plus qu’autre chose…

Un peu de rêve ne fait pas de mal en effet et la publicité est un tout petit peu là pour ça, avouons-le. Mais dans le cas de cette banque qui a en l’espace de 2 secondes brisé le rêve de milliers d’enfants, il en va de soit que toute vérité n’est pas toujours bonne à dire.
Heureusement, nous le savons tous, la vérité sort de la bouche des enfants. Martin 4 ans et Paul, son cousin de 3 ans en sont d’ailleurs encore certains : le Père Noël existe bel et bien… Ouf !

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De l’Ethique dans la Blogosphère

Publié par Francis Lelong le 20 mai 2009

Je viens de découvrir ce matin, grâce à Fadhila Brahimi un groupe Facebook (ici) dont le propos est de débattre de l’éthique dans la Blogosphère. Tout est parti d’un article publié en 2007 par Fadhila ici suite à de nombreuses affaires de violation de la vie privée, en particulier l’affaire Manaudou. Aujourd’hui encore, deux ans après, lorsque vous cherchez “Manaudou” dans Google Images, les photos volées ressortent immédiatement. J’imagine pourtant que les avocats de la nageuse française ont tout fait pour les effacer. Preuve une fois de plus qu’il est quasiment impossible aujourd’hui d’effacer les traces qu’on laisse sur le web malgré ce que prétendent certains actuellement. Au mieux, on peu rendre plus complexe l’accès à “l’information” non désirée. Au pire, on renforce le buzz en excitant les chantres de la liberté totale sur Internet, comme si ce media était hors des lois.

Si Internet est LE media de liberté par excellence, c’est n’est pas parce qu’il favorise l’anarchie la plus totale ou une expression libre de toute référence éthique ou légale (diffamation, atteinte à la vie privée, injure publique, …) mais bien parce qu’il permet à chacun de s’affranchir de tout intermédiaire pouvant bloquer l’accès au lecteur final. Grâce à Internet, et la démonstration en a été largement faite, inutile de disposer de capitaux colossaux pour devenir un media. Les entreprises, après les particuliers, l’ont également bien compris et s’emparent de ce nouveau moyen d’expression à bon marché.

Devant les abus de liberté répétés que l’on peut constater, fonder une éthique de la Blogosphère est-il un voeu pieux ? Autant vous dire tout de suite que moi aussi, comme des millions de français, je suis allé voir les photos de Manaudou quand elles sont sorties sur le web. Pourquoi ? sans doute parce que la Blogosphère aujourd’hui, c’est un peu comme les jeux du cirque : le peuple s’amuse à voir ses héros sacrifiés dans l’arène. Mais à qui profite le crime ? A ceux qui utilisent ces “scoops” pour générer du trafic à bon compte, aux blogueurs qui se font payer pour rédiger des articles pour des marques sans avoir à préciser la mention “publi-rédactionnel” sur leur post, aux entreprises qui multiplient les faux profils Facebook, à celles qui dénigrent les concurrents sur Ciao en se faisant passé pour un client mécontent, à ceux qui vendent des faux clics en Chine pour augmenter l’audience des sites éditoriaux, … ? La liste commence à être longue. L’équilibre est menacé car malheureusement le “crime” bénéficie à beaucoup trop de monde. A trop abuser de nos libertés, méfions-nous du retour de bâton législatif qui n’est jamais très loin.

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